Horloge -

Moi ... ma vie ... Et tout ce que j'aime ...
La vie est une opportunité, profitez-en ... La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ... La vie est une belle chose ...
Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
Arrivé depuis la Guinée à seulement 9 ans, Madiba a été placé à l'aide sociale à l'enfance comme mineur isolé. "J'ai grandi dans un cocon familial, ma mère a tout sacrifié pour moi" raconte-t-il : pour que son fils ait toutes les chances de réussir dans ses études, elle économise et envoie son fils en France.
Les conditions d'accueil sont désastreuses : "L'appartement était très exigu. Je dormais à même le sol parce que le couple avait cinq enfants. Il y avait beaucoup de violence conjugale, je ne disais rien parce que j'avais peur de me faire frapper." Sa maîtresse, inquiète de voir son élève s'endormir à peine arrivé en classe, contacte l'ASE qui constate le problème : "Ils m'ont demandé où je mangeais, j'ai montré le sol car on mettait des journaux papiers par terre et on mangeait tous ensemble autour." Le lendemain, il est retiré de la famille.
En foyer, son isolement continue : "On était 80 enfants placé et aucun psychologue pour nous écouter.J'ai passé ma scolarité mais je n'ai reçu aucune affection, pas d'amour, pas de suivi. Il y avait personne à qui me confier." Ce qu'il nomme comme la "période la plus difficile de sa vie", le pousse à s'investir entièrement à l'école, seul lieu où il peut s'en sortir. Pour un enfant placé, la prise en charge financière s'arrête à 18 ans, à moins qu'il ne décroche un contrat jeune majeur.
Afin de déterminer qui décrochera le précieux sésame, un entretien pendant lequel le jeune expose son projet se déroule avec l'éducateur spécialisé et les autres responsables du foyer. Madiba leur partage sa volonté de poursuivre des études de droit : "Mon éducateur m'a regardé et a dit : "Non, impossible. Les études de droit sont faites pour des personnes normales. Tu as intérêt à chercher une autre voie, comme boulangerie par exemple. Tu n'auras pas de contrat jeune majeur." Madiba est effondré, il rêve d'être juge car la seule personne qu'il voyait tous les mois pendant son placement était la juge pour enfants : "Ses études lui donnent le pouvoir de décider pour moi, alors je vais étudier et faire comme elle !" Il écrit à l'inspectrice générale de l'aide sociale à l'enfance pour lui raconter son projet, mais la lettre ne quittera jamais le foyer : "Il y'a un filtrage, ils lisent tout ce qu'on écrit et ils ont bloqué ma lettre." Résigné, le jeune homme refuse de formuler ses vœux pour ses études post-bac, ce qui attire l'attention de son professeur qui prend les choses en main...

1 commentaire:

  1. le deménagement c est beaucoup de travail mais d aller habiter en ville je suis tres heureuse , en plus a deux pas du centre

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