BETTY BOO - Horloge -

Moi ... ma vie ... Et tout ce que j'aime ...

La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ... La vie est une belle chose ...
Et le bonheur ... Le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
RĂ©cit en mode reportage d’une randonnĂ©e organisĂ©e au pays basque pour une petite dizaine de cĂ©libataires. Y trouveront-ils leur âme sĹ“ur ?
Markotx est amateur de randonnée. Un jour, Dorothée le contacte dans le cadre des parcours en montagne qu'il organise. Il lui propose alors une promenade sur le mont Ursuia. Dorothée : "Ça a été magique. Dès que nos regards se sont croisés, ça a été évident. J'ai lu en lui que c'était l'homme de ma vie et je pense que c'était réciproque." Lors de cette randonnée, Dorothée et Markotx tombent amoureux. Markotx : "Je l'admire cette femme, elle est courageuse, elle est aventurière. C'est au travers de la randonnée surtout que je m'en suis rendu compte. Moi, je suis immensément fière d'elle." C'est comme ça que Dorothée et Markotx réunissent régulièrement des personnes célibataires, pour une randonnée. Dorothée : "Il n'y a pas de tranche d'âge. Ce sont les premiers qui vont s'inscrire qui vont créer le groupe. Le lieu reste secret jusqu'à la veille du départ."
Leur amour réciproque, et pour la randonnée, les pousse à imaginer des moyens de se faire rencontrer des célibataires en montagne. Markotx : "En se basant sur notre histoire, parce que tous les deux, on aimait la rando, on était célibataires, on s'est rencontrés, on s'est dit pourquoi pas proposer à nos amis célibataires de se retrouver sur un parcours de rando, à l'image de notre rencontre." Markotx: "Les participants se rencontrent pour la première fois le matin même de la rando, ils ne connaissent pas le parcours, c'est nous qui les guidons. Sur ce parcours, on ponctue de jeux et d'animations. En espérant que le coup de cœur se fasse aussi." Erwan participe à une des randonnées organisées par Dorothée et Markotx. Objectif du jour : un sommet à 705 mètres d'altitude. Il a eu vent de l'évènement sur les réseaux sociauxOuverture dans un nouvel onglet. "Plutôt que de marcher tout seul, c'est plus sympa de marcher en groupe puis de connaître d'autres personnes, faire des rencontres."
Erwan est célibataire depuis cinq ans. "C'est quelque chose que je vis assez bien. Mais bon, c'est plus sympa de partager la vie à deux, mais il faut trouver la bonne personne. C'est difficile, quand on n'est pas adepte des réseaux de rencontres, qu'on travaille beaucoup. Je ne suis pas très boîte de nuit, bar, donc c'est pas simple." Laurent, présent également, est un voisin des organisateurs. Il était célibataire depuis quelques années, avant de rencontrer quelqu'un lors d'une randonnée. "La randonnée s'est passée dans le Médoc. À la fin de la journée, il y a toujours un moment un petit peu plus festif. En l'occurrence, c'était une dégustation de vin. On s'est retrouvés côte à côte. Quelques échanges, simplement de regards, on a discuté un tout petit peu, c'est tout. Mais je me suis permis, grâce aux réseaux sociaux, le lendemain, de demander si mademoiselle était bien arrivée chez elle. Ça m'a permis d'établir un contact avec Véronique, qui est ici présente."
Véronique et Laurent se sont revus. La suite, c'est Véronique qui la raconte : "Finalement, ça s'est fait naturellement, on s'est pris dans les bras, il n'y a pas d'explication. Depuis, on vit une très belle aventure. Ça me touche énormément et je souhaite ce qu'on vit à tous les randonneurs qui sont là." Lors de la randonnée, Markotx et Dorothée organisent notamment un temps de présentation pour les randonneurs. Nathalie se lance. "J'ai 39 ans, ressenti 23 ans. Je suis comptable, actuellement au chômage. À partir de vendredi, je commence un bilan de compétences pour changer. J'ai commencé à faire les randonnées, je me suis inscrite sur le site depuis un an et j'ai osé écrire en septembre." Certains participants sont de la région. D'autres, comme Valérie, ont traversé la France. "950 kilomètres. J'ai eu une situation médicale compliquée en 2024, un contexte de violence conjugale également depuis plusieurs années. J'ai quitté une première fois le domicile, je suis allée vivre chez ma fille aînée. Je suis revenue. J'ai laissé une nouvelle chance. Un jour, je me suis dit 'il faut que je parte'. J'ai pris la carte de France, j'ai fermé les yeux, j'ai pointé mon doigt sur la ville de Dax. J'ai vendu ma maison. J'ai divorcé là, le 19 décembre."
Pour elle, la randonnĂ©e n'est pas qu'une manière de rencontrer de nouvelles personnes. "J'ai un problème de santĂ© important, une rĂ©cidive de cancer du sein. Je me suis dit 'tu l'as eu une première fois en 2009, tu n'as pas compris, tu es restĂ©e avec lui. LĂ , 2023, ça revient. Il faut que tu penses Ă  toi'. Je ne regrette pas ce que j'ai fait, j'apprends Ă  me reconstruire, Ă  faire plein de choses. Je fais Ă©normĂ©ment de sport, de la course Ă  pied, de la natation. VoilĂ , la vie est belle. DorothĂ©e et Markotx, les fondateurs des randonnĂ©es pour cĂ©libataires, vont bien. Markotx, pompier, lutte contre les incendies de l’Ă©tĂ© et DorothĂ©e poursuit randonnĂ©es et trials de haut niveau.
Estelle, Alexandre et leur petite fille de quinze mois vont de squats en hĂ´tels, de nuits sous un pont en hĂ©bergements solidaires en attendant l’arrivĂ©e d’un logement stable qui ne vient pas. Pendant ce temps lĂ , expulsions de squats et expulsions locatives se multiplient.
Au PrĂ©-Saint-Gervais, une petite ville de Seine-Saint-Denis, les forces de l’ordre organisent l’expulsion d’un squat. AlertĂ©e par des riverains, une avocate proteste contre la procĂ©dure, "je peux savoir pourquoi vous expulsez illĂ©galement ces gens ?", "pour quel motif juridique, vous procĂ©dez Ă  cette expulsion ?". Des squats comme celui-ci, il y en a plusieurs centaines en France. Le logement, "ce refuge indispensable Ă  tous est presque devenu un luxe", et RĂ©mi Dybowski-Douat "veut savoir comment on en est arrivĂ©s lĂ ".
"Ce matin, c'est 450 personnes qui perdent leur maison" Ă€ Vitry-sur-Seine, RĂ©mi Dybowski-Douat assiste Ă  l’expulsion du plus grand squat de France. Un bĂ©nĂ©vole du collectif "Le revers de la mĂ©daille", qui dĂ©nonce l’exclusion des plus prĂ©caires dans le cadre de l’organisation des Jeux olympiques, explique le dĂ©roulĂ© des Ă©vĂ©nements, "ce matin, on est arrivĂ©s Ă  5 h 30, parce que les forces de l’ordre peuvent intervenir Ă  partir de 6 h, les gens se rĂ©veillaient Ă  peine", "des centaines de policiers et de gendarmes sont arrivĂ©s", "c’Ă©tait un peu impressionnant, ils rentrent avec leurs boucliers, avec des cordistes, des Ă©chelles, ils cassent les entrĂ©es fermĂ©es", "ils font sortir tout le monde dans la cour et les Ă©valuent".
Ce lieu hĂ©bergeait près de 450 personnes, "ce sont des gens majoritairement du Tchad ou du Soudan", "quand ils arrivent en France, le squat, c'est la dernière alternative qu'ils trouvent", "ils n’ont pas envie de rester dans un squat, mais Ă©videmment, c'est mieux que la rue".
"C'est un temps de transition avant d'ĂŞtre rĂ©gularisĂ©s et d'avoir un titre de sĂ©jour, de pouvoir payer un loyer" Ă€ Paris, dans un centre d’accueil de jour, RĂ©mi rencontre Estelle, son mari Alexandre, et leur fille de quinze mois Ă  peine. Entre juin 2023 et janvier 2024, ils sont hĂ©bergĂ©s en urgence dans près d’une quarantaine d’hĂ´tels, au grĂ© des disponibilitĂ©s du 115. Estelle raconte l'incertitude et l'instabilitĂ©, "parfois, on vous dit que l'on vous cherche logement, et 18 h - 19 h arrive, on vous dit non, on ne vous logera pas, par message".
Lorsque le 115 n’est pas en mesure de leur garantir un toit, Estelle et Alexandre font aussi appel Ă  l’association Utopia 56, "Utopia essaie tant bien que mal de nous dĂ©panner", "leur but, c'est de nous attribuer soit une nuit dans un hĂ´tel, soit une famille qui vous hĂ©berge, soit une tente", "il y a un monsieur très gentil qui avait acceptĂ© de nous hĂ©berger du jeudi jusqu’au dimanche, il nous a bien accueillis, il a mĂŞme fait Ă  manger le premier jour et nous a donnĂ© les clĂ©s de sa maison".