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David, cambrioleur, est spĂ©cialisĂ© dans la neutralisation des alarmes et dans le vol des grandes surfaces et des banques. Un jour, dĂ©cidĂ© Ă en finir avec le banditisme, il prĂ©pare un dernier gros coup : voler le siège social de la SociĂ©tĂ© GĂ©nĂ©rale Ă Caen. OpĂ©ration qui va tourner au fiasco…
“Je vais sortir ma famille de cette misère par la dĂ©linquance”.
David Desclos est un ancien braqueur qui s’est reconverti dans le one-man-show Ă sa sortie de prison. Il grandit Ă Pierre-HeuzĂ©, un quartier difficile de la banlieue de Caen, dans une famille marquĂ©e par la dĂ©linquance : Ă sa naissance, son père purge une peine de prison. Son premier souvenir, qui remonte Ă ses trois ans, est une visite au parloir.
Il Ă©volue dès son plus jeune âge dans un contexte familial marquĂ© par la pauvretĂ© et l’alcoolisme. “Ils sont morts Ă cause de l'alcool et de la cigarette. Cancer du poumon. Ils ont travaillĂ© toute leur vie dans des chantiers. Ils n'ont jamais profitĂ© de leur retraite. Voyant tout ça, j'avais cette haine contre l'État qui dĂ©fonçait nos pères et nos frères, et nos sĹ“urs et nos mères dans l'alcool.”
Il commence Ă voler Ă ses sept ans, et se rend compte qu’il est assez douĂ©. Ă€ 14 ans, le vol est devenu son quotidien, et peu Ă peu, il se lance dans le banditisme : ayant appris Ă couper les alarmes, toutes les nuits il vide des magasins. “On fait ça dans la douceur, dans le calme. [...] C'est propre, c'est net, il n'y a pas de violence, c’est classe”. Il est membre d’un gang fondĂ© Ă ses 14 ans, qui prend de l'importance, si bien que son quartier devient une plaque tournante du trafic de shit, de vĂŞtements, de tabac… “Avec mes amis, on avait quatorze ans, on a formĂ© le gang des GILASD, groupe d'intervention locale assurant la semaine et le dimanche, parce qu'on volait toute la semaine.” Quand il a 17 ans, il organise avec son groupe des expĂ©ditions pour braquer dans la Manche et en Bretagne.
“Il faut avoir beaucoup de chance et beaucoup d'intelligence pour ne pas commettre l'irrĂ©parable.”
David se dĂ©finit comme un cambrioleur avec des principes. DĂ©jĂ , il n’a jamais tuĂ©. Ensuite, s’il a fait quelques braquages de pavillons, il s’arrĂŞte vite, par respect pour les individus et par peur de traumatiser les enfants. De mĂŞme, il finit par prĂ©fĂ©rer les grandes surfaces et les banques aux petits magasins. “J'ai eu la chance d'ĂŞtre très très bien entourĂ© par des amis qui grandissaient dans le quartier, avec les mĂŞmes principes que moi.”
Selon lui, c’est grâce Ă son intelligence qu’il Ă©chappe, en partie, Ă la violence de son quartier. “Ça a Ă©tĂ© très très chaud. On a eu des blessĂ©s graves et des morts dans les deux camps. Je rĂ©alise, Ă chaque fois que j'y repense, que j'ai eu beaucoup de chance.”
“C'est Ă cause d'un caillou que j'ai mangĂ© dix ans de prison.”
Pour ses activitĂ©s de banditisme, il est envoyĂ© Ă deux reprises en prison pour quelques mois. La première fois, son compagnon de cellule est directeur d’une entreprise d’alarmes et, en Ă©change de shit, il accepte de lui donner des cours. Ă€ sa sortie, David structure son gang et le trafic, pour le faire fonctionner Ă plus large Ă©chelle. Il gagne alors entre 15 000 et 20 000 euros par mois.
Mais David est fatiguĂ© de cette vie et veut se ranger, sortir du banditisme et du cycle de la violence, auquel il a peur de ne pouvoir Ă©chapper. Il a rencontrĂ© Nora, dont il est très amoureux et pour qui il veut changer. Avant de devenir un citoyen honnĂŞte, il dĂ©cide de faire un dernier gros coup, pour respecter ses engagements auprès de ses amis et se mettre dĂ©finitivement Ă l’abri : cambrioler le siège social de la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale Ă Caen. Pour s’assurer que le système d’alarme est facile Ă dĂ©tourner, il jette un caillou Ă travers la devanture : l’alarme ne sonne pas, ce qui signifie qu’elle s’active seulement en cas de mouvement Ă l’intĂ©rieur. Rien de plus facile Ă dĂ©sactiver pour David. Ce dernier prĂ©pare son opĂ©ration pendant des mois, durant lesquels, avec un complice, il creuse un tunnel “digne de La Grande Évasion”. Seulement, un jour, Ă leur sortie du tunnel, la police les attend… La faute au caillou !
David est arrĂŞtĂ© mais parvient Ă s’enfuir. Après une cavale de plus d’un an, il se rend par amour pour Nora. Pour cette tentative de casse, il Ă©cope de dix ans de prison, annĂ©es pendant lesquelles il entame sa reconversion dans l’humour, Ă©crit un livre, puis un spectacle, "ÉcrouĂ© de rire". Il a depuis Ă©crit un nouveau spectacle, "Hold up", qui s'est jouĂ© en 2025.
Toussaint - Ce dimanche 1er novembre. Le jour coïncide avec un week-end : pour le salarié qui ne travaille pas ce jour-là , ce jour férié n'ouvre droit ni à récupération ni à jour de repos supplémentaire, sauf disposition plus favorable d'une convention, d'un accord collectif ou d'un usage.
La Toussaint, est un jour férié légal en France.
Il est aussi férié et chômé en Alsace-Moselle ; ailleurs, son chômage dépend de l'accord collectif ou de l'employeur. Il permet aux familles de se retrouver et de se recueillir au cimetière le 2 novembre pour la Commémoration des fidèles défunts.
Les actifs qui ne travaillent pas le dimanche verront donc ce férié absorbé par leur week-end habituel, sans bénéfice supplémentaire.
Toutefois, le lundi 2 novembre 2026, traditionnellement consacré au Jour des Morts dans la liturgie catholique (sans être férié civilement en France métropolitaine), pourra être utilisé par les salariés pour poser une journée de congé et transformer ce week-end en pont de trois jours. Une stratégie souvent privilégiée par les familles souhaitant se rendre sur les tombes, fleurir les sépultures et rendre hommage aux disparus dans la sérénité.
La Toussaint, comme son nom l’indique, cĂ©lèbre tous les saints reconnus ou non par l’Église catholique. Cette fĂŞte, instituĂ©e au IVe siècle en Orient pour honorer les martyrs chrĂ©tiens, fut progressivement Ă©tendue Ă l’ensemble des saints. Elle commĂ©more la communion de tous les croyants, vivants et morts, dans la foi chrĂ©tienne.
La date du 1er novembre fut fixĂ©e au IXe siècle par le pape GrĂ©goire IV, qui institua la fĂŞte Ă l’Ă©chelle de toute la chrĂ©tientĂ© occidentale en 835. Ce choix n’est pas anodin : il coĂŻncide avec d’anciennes fĂŞtes celtiques de Samain, qui marquaient la fin de la saison des rĂ©coltes et ouvraient le temps sombre de l’hiver. L’Église chrĂ©tienne, en christianisant cette date, a repris des Ă©lĂ©ments symboliques liĂ©s au passage des saisons et Ă la porositĂ© supposĂ©e entre le monde des vivants et celui des morts.
Impossible d’Ă©voquer la Toussaint sans parler des chrysanthèmes, devenus en France le symbole floral indissociable du 1er novembre. Cette association massive date de la pĂ©riode qui suivit la Première Guerre mondiale : le 11 novembre 1919, le prĂ©sident Raymond PoincarĂ© appelle les Français Ă fleurir les tombes des soldats morts pour la France. Le chrysanthème, l’une des rares fleurs Ă rĂ©sister au gel de novembre, s’impose alors naturellement comme la fleur du souvenir.
Chaque annĂ©e, ce sont plus de 20 millions de pots de chrysanthèmes qui sont vendus en France pour la Toussaint, reprĂ©sentant un marchĂ© Ă©conomique considĂ©rable pour les horticulteurs et les fleuristes. Les couleurs traditionnelles — blanc, jaune, rouge, bronze — se dĂ©clinent en variĂ©tĂ©s Ă grosses fleurs (chrysanthèmes « pomponnette » ou « Ă pompons ») ou Ă petites fleurs en forme de boule.
Fait culturellement remarquable : dans la plupart des autres pays d’Europe, le chrysanthème est une fleur ornementale comme les autres, volontiers offerte pour les anniversaires ou les mariages. En France, en raison de cette association funĂ©raire, il reste de très mauvais goĂ»t d’offrir des chrysanthèmes Ă une personne en vie, en particulier Ă une femme.
comme chaque année, des millions de Français se rendront dans les cimetières pour fleurir les tombes et honorer leurs défunts.
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