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BETTY BOO - Horloge -
Renard est un terme ambigu qui désigne le plus souvent en français les canidés du genre Vulpes, le plus commun étant le renard roux
Dans la culture populaire, le renard est un personnage symbolique et littéraire qui représente l'intelligence et surtout la ruse.
Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, le renard est encore fréquemment appelé un goupil. Le terme actuel de renard, pour désigner l'animal, n'est autre que le prénom Renart donné au goupil héros du Roman de Renart.
Au centre de ce recueil d'histoires imaginaires, Renart le goupil est très rusĂ© et les tours qu'il joue aux autres animaux et aux humains ont rendu le personnage très cĂ©lèbre (on disait : « malin comme Renart »).
De ce fait, son prénom s'est substitué à goupil par éponymie.
Les renards sont vecteurs de l'échinococcose alvéolaire, maladie qui peut se révéler mortelle chez l'homme. Cette pathologie se découvre plusieurs années après l'avoir contractée : certaines personnes sont mortes, car on croyait à un cancer du foie
Ces maladies sont transmises par la salive ou les excréments des carnivores porteurs ou par ingestion d'aliments souillés par eux.
Néanmoins, un cycle se forme entre rongeurs et renards[25]. Le ver se trouvant dans les excréments du renard et les rongeurs le mangeant, puis le renard mangeant les rongeurs, il y a un cycle naturel.
La rage est une maladie que le renard transmettait autrefois. Une campagne de vaccination par voie orale a permis de s'en débarrasser rapidement en Europe occidentale, si bien qu'elle ne sévit plus en France depuis 1998.
Alban, 27 ans, coursier à vélo, jouit tranquillement d'une vie de jeune Parisien. En 2022, quand la guerre en Ukraine éclate, il décide de partir sur le front.
Alban, 27 ans, est breton et depuis presque trois ans, il est combattant volontaire en Ukraine. En novembre 2025, au moment de l'appel, Alban était en formation sniper dans une base en pleine forêt : "Soit on tire à longue distance, soit on fait des exercices de camoufflage."
L'alimentation sur la base militaire est limitée : "Au petit déj, c'est une sorte de sauciflard ultra-process avec du kasha, c'est du blé non raffiné, du thé et c'est tout. Pareil le midi." Le premier mois de la formation était intéressant, mais à partir du deuxième mois, les missions sont parfois inutiles.
Avant d'arriver en Ukraine, Alban vivait à Paris et était coursier à vélo : "On avait un projet un peu politique dans la boîte et avec des bonnes conditions de travail pour les travailleurs." En dehors du travail, Alban aimait voyager : "Faire de la rando, du vélo, s'échapper de la ville une fois par mois au moins."
Alban a toujours eu un engagement politique : "J'étais investi très longtemps dans les mouvements sociaux en France, les revendications pour les travailleurs et pour les droits sociaux des Français." Constat que la situation s'empire : "Il y a très peu d'horizon pour notre génération, en dehors de juste bosser, survivre et avoir un peu d'argent pour faire soit des voyages, soit des projets de vie."
Il y a quelques années, à ses débuts en tant que coursier, Alban a eu un cancer du système lymphatique : "Ça m'a confronté à la mort, à être malade, à perdre mon autonomie physique et aussi à accélérer le mouvement pour me sortir un peu de la stagnation chez les coursiers."
Après sa rémission, Alban se sent différent et en marge des autres : "J'ai frôlé le burn-out à mon travail et j'ai fait une rupture conventionnelle. Je ne pouvais plus en fait me soumettre à des gens désagréables, à des questions stupides, à du manque de respect."
Avant même de tomber malade, Alban avait déjà en tête l'idée de se reconvertir pour faire l'armée : "Je me suis dit que si je pouvais affronter la maladie, je pouvais très bien vivre des situations difficiles, du stress intense et m'en sortir. J'avais des caractéristiques qui étaient compatibles avec le combat."
En février 2022, après l'invasion russe en Ukraine, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait appelé les étrangers à se mobiliser : "J'ai eu un déclic, c'est peut-être ce qu'il me faut. Ça coche toutes les cases que je voulais, et politiquement, ça m'intéresse de combattre contre l'empire russe." Alban suit de près l'avancée du conflit : "Je me renseigne principalement sur internet. Je lis des feedbacks de gens qui sont là -bas et qui conseillent ou pas aux autres de venir."
À l'été 2023, Alban concrétise son projet et postule à la Légion internationale pour la défense de l'Ukraine : "J'ai fait une visio avec les recruteurs concernant mes motivations, mes capacités physiques, mes expériences passées et à l'issue je suis accepté dans la Légion."
Dès qu'Alban est accepté, il l'annonce à ses proches : "Mon père, très inquiet, le prend assez mal. De son côté, il y a beaucoup de traumatismes de mon grand-père pendant la guerre d'Algérie et pour lui c'est très négatif."
En décembre 2023, Alban se rend à la frontière ukrainienne en bus : "Le trajet a duré 39 heures. C'est un endroit où il n'y a rien, juste une campagne d'anciennes républiques soviétiques ou de l'ex-URSS." Puis il est amené sur une base avec un vivier de candidats qui viennent passer les sélections : "Des gens qui viennent avec une expérience militaire, d'autres du monde civil. Un melting-pot de tout, que ce soit dans les personnalités, les profils, les âges, les nationalités, etc."
Au bout d'un mois d'entraînement, les conditions de formation sur la base ne sont pas celles espérées par Alban et il décide de rentrer en France pour suivre une formation militaire : "Je vais revenir. Je ne me dis pas que ce n'est pas pour moi, juste je n'étais pas au bon endroit."
Alban postule pour la Légion internationale pour la défense territoriale de l'Ukraine : "Ça avait l'air d'être une formation beaucoup plus précise avec plus de gens qualifiés. Et je repars en mai 2024." Sur une soixantaine de personnes dans la formation, il n'y a seulement que quatre ou cinq à venir du monde civil : "J'ai appris les bases d'un fantassin, donc le tir, les manœuvres, la médecine de combat, les explosifs, le maniement aux armes."
Sa première mission a eu lieu en septembre 2024 : "Avant l'Ukraine, je n'avais jamais touché une arme à feu. C'est pas juste un engin de mort figuratif. C'est un truc très violent et qui fait énormément de bruit." Avec le temps, Alban sait reconnaitre les engins militaires au son qu'ils produisent : "Je pense que le fait que tu les apprennes en situation de danger, ton cerveau les apprend très vite."
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