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BETTY BOO - Horloge -
MERCREDI JEUDI
Le Jaseur d'Amérique mesure entre 17 et 20 cm avec une envergure de 28 à 31 centimètres. Il pèse en moyenne 32 g. Il a une couleur caramel, sa tête est coiffée d'une huppe longue et brunâtre, et un bandeau noir masque ses yeux. Son bec est noir.
Son plumage a une apparence soyeuse. Ses sous-caudales sont blanches, son ventre est jaune pâle. Les plumes de l'extrémité de la queue sont d'un jaune vif. Les couleurs de la femelle sont semblables à celles du mâle. Les jeunes ont un plumage plus gris et moins coloré. On distingue le Jaseur d'Amérique de son cousin le Jaseur boréal par sa taille légèrement plus petite et par l'absence de taches jaunes et blanches sur les ailes.
Particularités -
Les rémiges secondaires se terminent par une tache rouge d'aspect cireux. La documentation actuelle ne permet pas de savoir si cette cire sur le bout des plumes a une utilité spécifique. C'est encore une source de débats chez les ornithologues.
On retrouve le Jaseur d'Amérique uniquement en Amérique du Nord. Dans le sud du Québec, on peut facilement l'observer du mois de mai au mois de septembre. Il est très rare d'en observer au Québec après le mois d'octobre puisque les fruits sauvages, qui constituent la principale nourriture des jaseurs, sont devenus presque impossibles à trouver.
On le verra souvent à l'orée des forêts, dans les vergers, les jardins et les parcs urbains et partout où il y a des arbres fruitiers ou des végétaux produisant des baies. C'est un oiseau nicheur migrateur néo-tropical.
On l'observe rarement seul car il se déplace en bandes de 10 à 50 individus. Il n'est pas très farouche, plutôt sociable. En vol, il se déplace rapidement et énergiquement en alternant des battements d'ailes rapides entrecoupés de petites pauses où il replie ses ailes.
Le Jaseur d'AmĂ©rique est un oiseau frugivore. La majeure partie de son alimentation est constituĂ©e de fruits. Il se nourrit dans les arbres ou parfois au sol. Il apprĂ©cie les raisins secs, les pommes (notamment celles qui ont passĂ© l'hiver sur l'arbre), et les arbres produisant des baies sauvages ou petits fruits l'attireront Ă coup sĂ»r. L’automne et surtout l’hiver ils se nourrisent des graines seulement de sorbier (cormier) qu’ils ramassent en Ă©crasant le fruit avec leur bec; le fruit, très aigre, tombe par terre et n’est pas mangĂ©. Il ne refusera pas des pĂ©tales de fleurs ou des insectes capturĂ©s en plein vol, en particulier des Ă©phĂ©mères. Ă€ l'occasion, il se rĂ©galera de la sève de certains arbres.
En 2009, des décès massifs par hémorragies de jaseurs d'Amérique en Géorgie (États-Unis) ont été attribués à un excès de consommation des baies de bambou sacré (Nandina domestica), seule nourriture disponible localement à cette époque, mais dont l'acide cyanhydrique devient toxique même pour ces oiseaux à haute dose.
En 2005, la SociĂ©tĂ© nationale maritime Corse-MĂ©diterranĂ©e est au bord de la faillite et le gouvernement dĂ©cide de la privatiser. Les marins se mettent alors en grève, montent Ă bord du navire fleuron de la sociĂ©tĂ©, le “Pascal Paoli” et le dĂ©tournent vers la Corse.
En septembre 2005, le gouvernement de Villepin décide de privatiser la SNCM, la Société Nationale Maritime Corse Méditerranée, l'entreprise qui assure les liaisons entre le continent et la Corse. Le Premier ministre souhaite la vendre au fonds d'investissement Butler Capital. À l'époque, la SNCM, est un service public en grande partie subventionné par la collectivité corse. Elle offre des prix spéciaux pour les Corses, une obligation de continuité du service public, des conditions de travail et des salaires attractifs. C'est aussi la SNCM qui transporte la plupart des marchandises qui arrivent sur l'île.
Farouchement opposée à la privatisation de leurs compagnies, les marins et leur syndicat majoritaire, le STC, soutenu par la CGT et quelques continentaux, entament alors une grève. Fin septembre, le mouvement se durcit. Les grévistes bloquent la totalité du port de Marseille. Tous les bateaux sont à quai. Parmi eux, le Pascal Paoli, le fleuron de la SNCM. La route maritime vers la Corse est donc quasiment coupée du continent. C'est alors qu'une trentaine de marins, majoritairement des membres du STC, menés par
Alain Mosconi, un membre actif de la vitrine légale du FLNC, décide de monter à bord du Pascal Paoli et de le ramener en Corse. Ramener le bateau à la maison est à la fois un symbole et une action de protestation contre le fait de déposséder l'île de sa SNCM. Il n'y a pas de passagers à bord, mais juste une dizaine d'officiers qui se retrouvent, si ce n'est pris en otage, du moins contraints de s'exécuter. Parmi eux, le commandant, son second et le chef mécanicien sont embarqués contre leur gré pour conduire le bateau jusqu'à Bastia.
Alain Mosconi raconte comment il a réussi, avec son équipage syndical pirate, à détourner un si gros navire, "Nous avons rejoint le Pascal Paoli avec des chaloupes de sauvetage", "On commence à discuter avec les officiers, le commandant notamment. J'ai vu qu'il s'inscrivait dans une démarche de provocation. Sciemment, pour que je dérape. Je me dispute avec le commandant et je lui dis une phrase très simple : Damiani, si ma fille pleure, tes enfants vont pleurer. J'ai menacé le commandant", Alain. Les officiers ralliés à la cause malgré eux, le périple peut commencer, "Nous sortons du port de Marseille et nous nous dirigeons vers le port de Bastia", Alain.
À bord du Paoli lui aussi, Laurent raconte la pression croissante exercée par les autorités à mesure que le bateau s'éloigne de la côte française, "Dès la sortie du port, on a eu tout de suite les autorités maritimes, des commandos marine qui ont essayé de monter à bord et de reprendre la main sur le bateau. Les commandos nous suivaient avec des zodiacs rapides et ils se sont accostés à nous. Quand ils ont essayé d'envoyer leurs échelles et leurs grappins, nous, on les a visés avec des grosses lances à incendie, des gros débits d'eau", Laurent. Alain, lui, se rappelle l'arsenal déployé pour mettre fin à la traversée,
"Le gouvernement, un jour après notre départ de Marseille, nous a envoyé quand même trois navires de surface dont le Surcouf qui est un navire furtif, cinq hélicoptères de combat avec les commandos Hubert réputés être les meilleurs commandos marine du monde, avec le GIGN et un sous-marin puisque c'est la procédure normale, lorsqu'il y a détournement de navire, le navire est suivi par un sous-marin. Donc, ils nous ont fait même cet honneur de consacrer quelques millions d'euros pour une action qui, en fin de compte, était qu'une action syndicale", Alain.
À l'arrivée au port de Bastia, l'équipage syndicaliste, respectant les termes d'un accord tissé avec les autorités, décide ne pas accoster. En échange, la préfecture promet de n'arrêter qu'Alain Mosconi, tenu pour seul responsable des événements.
Seulement, le 28 septembre au matin, l'accord est rompu, sans que l'on sache exactement à qui en imputer la responsabilité. Les syndicalistes décident alors d'entrer en force dans le port de Bastia. Dans les minutes qui suivent, le GIGN déclenche une intervention musclée, "C'était le matin, très tôt. Le soleil pointait à peine, il y avait des effets de lumière avec les hélicoptères. C'était impressionnant, cinq hélicoptères qui volent au ras de l'eau, très bas. Ils arrivent de l'aéroport, donc on les voit tout de suite. À L'horizon, pointés vers nous, ils font une boucle autour de nous. Alors ça, je me rappelle clairement avoir eu en tête la chevauchée des Valkyries", "Les commandos lâchent l'amarre plombée qui touche le sol et eux descendent en rappel. Très rapidement et en quelques secondes, ils ont la passerelle en main. Ils nous ont menottés", Alain.
"Dès la sortie du port, les autorités maritimes ont essayé de monter à bord et de reprendre la main sur le bateau"
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