Horloge -

Moi ... ma vie ... Et tout ce que j'aime ...

La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ...
La vie est une belle chose ...
Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
La relation secrète qu'il vit avec cette peinture s'est transformée en un désir ardent de la posséder" Le 3 mai 2014, Sylvie tombe sur un article du Monde "Il raconte l'histoire d'un homme qui aurait vécu pendant quinze ans avec une toile de Rembrandt cachée dans un placard chez lui, sans que personne ne soit au courant.
Elle a passé cinq ans à travailler sur Rembrandt, a écrit un livre et le scénario d'un long-métrage que son mari a réalisé. Sylvie rencontre Patrick, et s'ensuit une amitié qui dura plus de 2 ans.
Lorsque Patrick est enfant, sa mère l'amène aux Beaux-Arts de Draginian, où il fait pour la première fois la rencontre du tableau "Il voit ce jeune garçon coiffé d'un large béret qui lui ressemble." Patrick resta un long moment devant le tableau. Il se reconnaît dans cet enfant." Patrick a eu une enfance traumatique avec un père violent
"Ces traumatismes engendrent chez Patrick un besoin essentiel de s'isoler dans des espaces protégés. À l'âge de 17 ans, il retourne au musée et devant le tableau "Il éprouve ce qu'on appelle un syndrome de Stendhal, un trouble physique suscité par la beauté d'une œuvre. Il suffoque, il est pris de vertige. Il a les larmes aux yeux."
"L'histoire retiendra le nom de celui qu'il a volé par passion" La nuit du 13 au 14 juillet 1999, Patrick subtilise le tableau.
"Il cache la toile dans un sac et ressort calmement par la porte arrière du musée et la ramène chez lui." L'inquiétude commence à s'installer après un cambriolage. "L'Enfant cesse d'être une présence adorée dont il est le gardien responsable. Il devient une source d'angoisse." Patrick décide de rendre le tableau, passe aux aveux et décède un an après.
À la suite d'une expertise faite sur le tableau, Sylvie découvre que "L'Enfant à la bulle de savon n'est pas un Rembrandt."
Ă€ l’occasion du rĂ©cent dĂ©part de Sophie Adenot pour l’ISS, nous sommes allĂ©s Ă  la rencontre de Claudie HaignerĂ©, première femme française Ă  partir dans l’espace, pour qu’elle nous raconte sa première mission Ă  bord de la station MIR.
Claudie Haigneré est ancienne astronaute du CNES (agence française de l'espace) et de l'agence spatiale européenne. En 1992, elle part à la Cité des étoiles près de Moscou. "On se prépare spécifiquement à la mission qui va être la sienne." Avec deux collègues russes, ils constituent l'équipage pour monter à bord du Soyouz, "un lanceur qui a trois étages de propulsion." Dix jours avant le décollage, lors d'un contrôle médical, le commandant de bord est déclaré inapte à partir. "La décision a été prise de changer le commandant et l'ingénieur et de me garder comme responsable du programme scientifique."
Une fois arrivé.es dans la capsule au sommet du vaisseau, "les parachutes sont installés, on a l'impression que c'est trop étroit, qu'on ne va jamais réussir à s'installer parce que c'est vraiment minimaliste comme positionnement." Après quelques heures de travail avec le centre de contrôle de la mission, débute la mise à feu. "On a commandé quelques morceaux de musique qu'on aimerait écouter avant de partir. Moi, c'est Elton John "Rocket Man .**" La préparation au départ s'accompagne de certains rituels : "La veille, on regarde tous le film qu'est censé avoir regardé Youri Gagarine, avant de partir." Le jour du départ, "on se réunit tous dans une des chambres et on s'assoit pendant une minute en respectant le silence." L'équipage est ensuite amené devant la fusée. J'ai trouvé qu'elle n'était pas très grande pour nous emmener aussi loin dans l'espace."
Après 8 minutes 45 secondes de vol propulsé, Claudie découvre par le hublot : "J'ai eu la chance, pour ce premier regard, de voir une aurore boréale." Au bout de deux jours, la fusée arrive à la station spatiale. "Vous arrivez dans un vaisseau sur un port spatial pour aller vous amarrer à un des nœuds d'amarrage." Dans la station spatiale Mir, "on rejoint un équipage avec trois personnes à bord. C'est un grand moment de bonheur, de salutation, de joie." Commence alors le temps d'adaptation à l'apesanteur. "Vous pouvez agiter les mains dans tous les sens et battre des pieds, vous n'allez pas avancer. Il faut apprendre à contrôler ses mouvements." Au sein de la station, la vie en communauté s'organise : "On est en équipage multiculturel. C'est un des bonheurs de la station en coopération."
"En orbite, on fait seize fois par jour le tour de la Terre" Il n'y a pas de douche dans la station spatiale. "On va se laver dans une bulle d'eau, puisque ce sont les tensions de surface de votre corps qui vont faire que l'eau reste accrochée autour de vous." Il y a tout un système de recyclage de l'eau ."Le pipi du soir, c'est le café du matin." La nourriture est lyophilisée puis réhydratée, il y a aussi une nourriture spécifiquement adaptée à la vie dans l'espace. "Elle est préparée pour qu'il n'y ait pas de sauce qui s'échappe, pour qu'il n'y ait pas de miettes. Parce que tout ça va voler." L'activité sportive deux heures par jour est obligatoire pour les astronautes pour maintenir les muscles du corps. "Quand vous n'avez pas la gravité pour réduire votre espace entre les vertèbres, on dit toujours que les cosmonautes grandissent." Les astronautes de la station travaillent en coordination avec le centre de contrôle au sol : "Trois ou quatre heures de manip le matin. L'après-midi, ça recommence avec cinq à six heures de travail entrecoupées de ces 2 h d'exercices physiques." À bord de la station spatiale, il y a une serre. "On apprend à faire pousser des salades, des fleurs. C'est un endroit assez privilégié parce qu'il y a des lumières particulières pour favoriser l'agriculture du futur."
"Mon seul regret : je n'ai pas eu le temps d'apprendre la Terre par cœur" Ce voyage dans l'espace a profondément changé le rapport de Claudie à la Terre : "C'est une prise de conscience qui vient du fond de soi-même, du fond de ses tripes et que chaque astronaute ramène au retour." Puis vient le moment du départ : "On prend un dernier repas, on dit au revoir, on va emmener avec nous des petits mots à transmettre à ceux qui sont au sol." Progressivement le vaisseau revient dans l'atmosphère. "On voit que les hublots deviennent rose clair, rose foncé, marron puis noir, que tout est en train de brûler à l'extérieur." De retour sur la terre ferme, Claudie se souvient : "Ce qui m'a sauté au nez, à la tête et au cœur, c'était l'odeur de la terre. On était redevenus des terriens"