Horloge -

Moi ... ma vie ... Et tout ce que j'aime ...

La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ...
La vie est une belle chose ...
Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
L’Ă©vĂ©nement de la PentecĂ´te ne peut ĂŞtre compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension. JĂ©sus est mort pour le salut du monde (le Vendredi Saint), ressuscitĂ© (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (Ă  l’Ascension). Ă€ la PentecĂ´te, Dieu le Père envoie aux hommes l’Esprit de son Fils. Cette fĂŞte clĂ´t le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.
Le vent et le feu - Le 50ème jour après Pâques, alors qu’une foule s’est rassemblĂ©e pour Chavouot (fĂŞte juive commĂ©morant le don de la Loi Ă  MoĂŻse), les ApĂ´tres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil Ă  celui d’un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c’est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’entre eux ».
Et voici le troisième prodige : remplis de l’Esprit Saint, signifiĂ© par le vent et le feu, « ils se mirent Ă  parler en d’autres langues ». La foule qui festoie est stupĂ©faite « parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue ». Ă€ tel point que certains les croient « pleins de vin doux » ! Ainsi se rĂ©alise la promesse faite par le Christ aux apĂ´tres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tĂ´t : « vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes tĂ©moins Ă  JĂ©rusalem, dans toute la JudĂ©e et la Samarie, et jusqu’aux extrĂ©mitĂ©s de la terre »
En effet, les apĂ´tres, ayant reçu la force de l’Esprit, ont alors le courage de sortir de la salle du CĂ©nacle oĂą ils Ă©taient craintivement enfermĂ©s. Ils commencent aussitĂ´t Ă  tĂ©moigner de la rĂ©surrection du Christ, Ă  faire connaĂ®tre son enseignement et Ă  baptiser. Lors de la PentecĂ´te, l’Eglise est constituĂ©e non par une volontĂ© humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. Ă€ la suite de cet Ă©vĂ©nement, naissent les premières communautĂ©s chrĂ©tiennes qui se sont ensuite organisĂ©es, dĂ©veloppĂ©es et propagĂ©es.
Ce rĂ©cit des Actes des ApĂ´tres est très significatif : le vent et le feu manifestent – comme dans bien d’autres rĂ©cits de la Bible – la prĂ©sence de Dieu. Les langues de feu tĂ©moignent de la venue de l’Esprit Saint sur ceux qui Ă©taient prĂ©sents. La Bonne Nouvelle ayant vocation Ă  rejoindre tous les hommes, le don de l’Esprit permet aux apĂ´tres de rĂ©pondre Ă  l’appel du Christ : ĂŞtre ses tĂ©moins « jusqu’aux extrĂ©mitĂ©s de la terre » . Comme les apĂ´tres, les chrĂ©tiens sont appelĂ©s Ă  ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, Ă  proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle du salut. Parce qu’il trouve sa source dans l’Ă©vĂ©nement de la PentecĂ´te, le sacrement de la confirmation est souvent cĂ©lĂ©brĂ© le jour de cette fĂŞte. Au cours de la cĂ©lĂ©bration, l’Ă©vĂŞque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit.
Les mĂ©decins qui recueillent la paroles des enfants subissent de plus en plus de pressions. EugĂ©nie Izard et Françoise Fericelli sont pĂ©dopsychiatres. Elles ont Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă  des sanctions après avoir signalĂ© des maltraitances sur des enfants qu’elles suivaient en thĂ©rapie. Elles racontent.
La docteure Eugénie Izard, médecin pédopsychiatre, a été condamnée à trois mois d'interdiction d'exercice de la médecine pour avoir signalé des maltraitances sur l'un de ses patients à un juge des enfants. Françoise Fericelli, également médecin pédopsychiatre, a elle reçu un avertissement au motif d'une immixtion dans les affaires de famille. Pourtant, ses craintes concernant les violences dont était victime son patient, âgé de six ans, ont été tragiquement vérifiées peu après.
"On est impuissant" Dans le cas d'EugĂ©nie Izard comme dans celui de Françoise Fericelli, c'est le père coupable de violences qui a portĂ© plainte, accusant les mĂ©decins d'avoir pris le parti de la mère et d'avoir fait des signalements infondĂ©s. L'affaire est alors portĂ©e devant le Conseil national de l'Ordre des mĂ©decins. EugĂ©nie Izard raconte ainsi comme elle est poursuivie d'abord en chambre disciplinaire rĂ©gionale, puis en chambre disciplinaire nationale. Les chefs d'accusation sont les suivants : dĂ©livrance de rapports de complaisance, immixtion dans les affaires de famille, violation du secret professionnel. Pourtant, dans la loi, tout professionnel de santĂ© est dans l'obligation de participer Ă  la lutte contre les maltraitances faites aux enfants, et est donc en droit de partager des informations prĂ©occupantes avec d'autres professionnels concernĂ©s par la protection de l'enfance. Pourquoi ces affaires de maltraitance ne sont-elles malgrĂ© tout pas suivies ? Quel rĂ´le jouent les parents des enfants victimes de sĂ©vices ? Doit-on vraiment remettre en cause l’expertise des mĂ©decins ? "J'avais probablement idĂ©alisĂ© ce système. Je pensais que les enfants victimes d'inceste Ă©taient rapidement protĂ©gĂ©s, mis en sĂ©curitĂ©, et je me suis aperçue que non, le système ne le permettait pas." EugĂ©nie Izard
Les procédures sont longues, complexes et épuisantes pour les médecins accablés de reproches. Ils doivent argumenter, justifier leur conception de la déontologie médicale, afin de prouver qu'ils n'ont pas pris parti dans un conflit familial. C'est en effet le plus souvent ce dont les accusent les parents coupables de violences. "Nous sommes en première ligne pour entendre la parole des enfants et nous sommes maltraités par le Conseil de l'Ordre. Comment protéger les enfants si nous-mêmes, médecins, sommes désavoués et condamnés par notre propre ordre professionnel ? Combien de médecins sont en souffrance, voire ont la carrière détruite par ces procédures ? Et surtout, combien d'enfants ne sont pas protégés ?" Françoise Fericelli Les médecins ne ressortent pas indemnes de pareilles affaires. En plus de l'impact des sanctions sur leur carrière et sur leur vie quotidienne, ils sont fortement touchés par la souffrance de leurs patients, qu'ils tentent pourtant d'aider et de soulager par tous les moyens. Leur peur est que les enfants soient obligés de retourner vivre avec le parent violent, malgré les signalements : "A l'heure actuelle, en France, 95% des enfants victimes de violences sexuelles incestueuses retournent chez leur père agresseur**", souligne en effet Eugénie Izard. Ce manque de protection génère chez les médecins des angoisses, qui se transforment, si un drame survient, en une épreuve difficile à supporter.
"J'ai vraiment le sentiment qu'on est comme dans une guerre, c'est-à-dire qu'on est ligotés. On est dans un système qui nous écrase et qui nous empêche de protéger les enfants. Il y a la souffrance de la guerre : les enfants sont maltraités, victimes de violence comme dans les guerres, et on trouve des stratégies pour tenter de les aider à survivre, parce qu'ils sont dans la survie." Eugénie Izard On estime aujourd'hui qu'un enfant sur cinq est victime de violences physiques, psychologiques ou sexuelles au sein de sa famille. Face à l'urgence de protéger des enfants dont la vie est en danger, force est de constater que la loi ne suffit pas, et que les médecins qui tentent malgré tout d'apporter leur aide aux victimes se retrouvent eux aussi menacés. Merci aux docteurs Eugénie Izard, Françoise Fericelli, Gilles Lazimi, et tout particulièrement au Docteur Catherine Bonnet qui a été la première lanceuse d'alerte sur ce sujet.