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BETTY BOO - Horloge -
VENDREDI 10 JUILLET
DESOLEE MES AMIES ET AMIS PAS PRESENTE SUR LE BLOG HIER ET AUJOURD'HUI - DES SOUCIS DENTAIRES - HIER J'AI CONSULTE MA DENTISTE AU HAVRE ET AUJOURD'UI ELLE M'ENVOIE D'URGENCE CHEZ UN SPECIALITE OU J'AI RENDEZ-VOUS - NE POUVANT PAS REPONDRE A VOS GENTILS MESSAGES DONT JE VOUS REMERCIE - J'ESPERE DES QUE POSSIBLE POUVOIR LE FAIRE ET REPRENDRE LE COURS NORMAL DE MON BLOG. - BISOUS BONNE JOURNEE
Le 22 avril 2026, des associations de défense des droits des livreurs et livreuses de plateformes ont déposé plainte contre Uber et Deliveroo pour traite d'êtres humains. Ben et Tassiana, tous deux livreurs, racontent leur vie avec les algorithmes marquée par des conditions de travail difficiles.
"La première année, je gagnais 500 euros par mois."
Ben, originaire de Côte d'Ivoire, a quitté son pays en 2016. Il arrive en Italie l'année suivante pour trouver du travail et une série d'événements l'amène en France : "En 2020, après le coronavirus, c'était vraiment difficile. Les petits boulots, on en trouvait plus, c'était la catastrophe. Je me suis décidé en février à venir en France. [...] Le premier métier que j'ai trouvé, c'était dans le bâtiment. Mais ça s'est mal passé parce que lorsque tu n'as pas de papiers, tu travailles avec les papiers de quelqu'un, ou tu travailles au noir. Aussi, j'avais des difficultés à payer mon logement, parce que là où je travaillais, le mec ne me payait pas." Ben
C'est dans ce contexte qu'il croise un ami qui lui conseille de devenir livreur à vélo, l'inscription est facile et il commence à travailler dans la ville de Bondy, là où il réside chez son oncle, mais rapidement, il comprend que c'est à Paris que le travail est plus rentable et commence à travailler dans le quartier de Châtelet.
Peu à peu, il comprend que le rythme de travail est haché et difficile : "Tu te dis bon, soit je me réveille tôt pour faire le petit-déjeuner, après je vais me reposer pour revenir de 12 h à 14 h. Moi je me suis dit : je me réveille à 10 h et je commence à travailler jusqu'à 15 h. Puis je me repose un peu. Tu vas peut-être manger ? Mais tu te reposes pas parce que tu es tout le temps connecté. Donc ça m'est arrivé de faire du matin jusqu'à 18 h, voire même 23 h, et c'est quand je rentre que je mange. [...] Tu te prives de nourriture, tu te prives souvent même de sommeil, ça arrivait même de travailler tard dans la nuit, de finir à 3 ou 4 h." Ben
"Il y a des clients qui me font chanter car ce n'est pas moi sur la photo."
Il travaille à ce rythme pendant deux ans et effectuera avec la plateforme Uber plus de 8000 livraisons. Mais en décembre 2023, il reçoit un mail lui indiquant que les papiers d'identité fournis lors de son inscription, ceux qu'il avait obtenus à son arrivée en Italie, ne sont plus acceptés par la plateforme et que son compte va être bloqué : "Ça m'a sonné, mais je n'y croyais pas au débat. Peut-être qu'ils se sont trompés ? J'ai envoyé un mail de réponse pour savoir ce qui se passe. Ils me répondent pas. [...] Puis ils m'ont déconnecté. Je fais quoi maintenant ? Comment je paye mes factures ? Ma maison ? Comment je vais vivre ? Comment ? Là , c'est le chaos." Ben
Après un an de galère, c'est son oncle, installĂ© en France depuis longtemps, qui lui propose de lui prĂŞter ses papiers pour qu'il puisse reprendre une activitĂ© de livraison, sauf que l'application augmente ses biais de contrĂ´le : "Mon oncle m'a dit : « Je te fais le compte, tu travailles toi-mĂŞme, tu payes les impĂ´ts, tu payes l'URSSAF et tu essaies de te dĂ©brouiller pour joindre les deux bouts. » [...] Uber demande une photo, juste pour la vĂ©rification, pour savoir si c'est celui qui a fourni les documents qui travaille avec le compte en banque.
C'était une fois par semaine et après, ils sont passés à deux fois par semaine puis plus de trois fois par jour. Maintenant, tu vas livrer la personne et au moment où est validée la commande. On te demande la photo." Ben
Certains n'hĂ©sitent pas Ă mettre Ben en difficultĂ© : "Moi, je me suis fait signaler : le client a reconnu que ce n'Ă©tait pas moi sur la photo. [...] Ou on me demande la photo et lĂ , je suis dans la galère : mon oncle, il est au travail. J'ai reçu un mail deux fois qui me dit : « Monsieur, vous avez pris trop de temps pour prendre la photo. La prochaine fois, on va vous dĂ©connecter. » Jusqu'Ă prĂ©sent, il n'a pas Ă©tĂ© coupĂ© malgrĂ© de nombreux signalements pour dire que ce n'Ă©tait pas moi sur la photo et des clients qui me font chanter. J'ai vu des cas
de racisme au niveau des restaurateurs, au niveau des clients." Ben
"Il faut que tu travailles tout le temps pour faire de l'oseille."
Dans un premier temps, c'est l'indĂ©pendance du statut de livreuse qui sĂ©duit Tassiana. La jeune femme, originaire de Lorraine, a travaillĂ© pendant cinq ans pour la plateforme Uber, c'est son cousin qui lui a introduit le mĂ©tier lorsqu'elle Ă©tait Ă©tudiante. Mais rapidement, elle comprend que c'est un rythme soutenu qui est lucratif : "On devenait tous fous quand il y avait des bonus. Les bonus, c'est si tu fais cinq courses de 18 h Ă 22 h, tu vas avoir un bonus de 2 €. Si tu fais cette course, tu vas avoir un bonus de 10 €. C'est la course contre la montre, il n'y a plus de feux rouges, il n'y a plus de stop, il n'y a plus rien." Tassiana
"À force d'essayer d'analyser des algorithmes, tu te fais tes propres légendes."
La livreuse explique que l'application met tout en place pour crĂ©er une dĂ©pendance : "Naturellement, il y a vraiment un système qui te pousse Ă bout, tu es toujours dans une incertitude qui te garde dans un stress total. Quand mes potes me parlaient de l'algorithme oĂą ils me disaient : « Tassiana, faut que t'arrĂŞtes de dĂ©connecter, faut que tu restes tout le temps connectĂ©e. » Donc je mettais mon tĂ©lĂ©phone toute la nuit en fait. Mon appli, elle tournait et je recevais des courses Ă 5 h du matin. [...] Quinze balles, quand mĂŞme avantageux. Il y avait des moments oĂą je me levais, je la faisais." Tassiana
L'application et la dĂ©pendance articulent peu Ă peu aussi des croyances et un système de rĂ©compenses : "Sur la map, des petits avatars. On t'envoie des petits messages : "Vous nous avez manquĂ©." "Tassiana Incroyable, vous avez fait un record mensuel de 752 €." "Revenez travailler avec Uber." "6000 courses pour devenir un coursier lĂ©gendaire."" Tassiana
"Une fois, un matin, j'ai un pote Ă moi, Ramzy, qui disait : « Ouais, cette poubelle, je crois qu'il y a un rapport de connexion avec le KFC, elle est bien placĂ©e, j'en sais rien, mais dans tous les cas, tout ce que j'ai captĂ©, c'est que dès que je mets mon tĂ©lĂ©phone sur la poubelle magique, je reçois une grosse commande directement. Et en fait, tous les mecs ils mettaient tous leur tel sur la poubelle." Tassiana
Le Jaseur d'Amérique mesure entre 17 et 20 cm avec une envergure de 28 à 31 centimètres. Il pèse en moyenne 32 g. Il a une couleur caramel, sa tête est coiffée d'une huppe longue et brunâtre, et un bandeau noir masque ses yeux. Son bec est noir.
Son plumage a une apparence soyeuse. Ses sous-caudales sont blanches, son ventre est jaune pâle. Les plumes de l'extrémité de la queue sont d'un jaune vif. Les couleurs de la femelle sont semblables à celles du mâle. Les jeunes ont un plumage plus gris et moins coloré. On distingue le Jaseur d'Amérique de son cousin le Jaseur boréal par sa taille légèrement plus petite et par l'absence de taches jaunes et blanches sur les ailes.
Particularités -
Les rémiges secondaires se terminent par une tache rouge d'aspect cireux. La documentation actuelle ne permet pas de savoir si cette cire sur le bout des plumes a une utilité spécifique. C'est encore une source de débats chez les ornithologues.
On retrouve le Jaseur d'Amérique uniquement en Amérique du Nord. Dans le sud du Québec, on peut facilement l'observer du mois de mai au mois de septembre. Il est très rare d'en observer au Québec après le mois d'octobre puisque les fruits sauvages, qui constituent la principale nourriture des jaseurs, sont devenus presque impossibles à trouver.
On le verra souvent à l'orée des forêts, dans les vergers, les jardins et les parcs urbains et partout où il y a des arbres fruitiers ou des végétaux produisant des baies. C'est un oiseau nicheur migrateur néo-tropical.
On l'observe rarement seul car il se déplace en bandes de 10 à 50 individus. Il n'est pas très farouche, plutôt sociable. En vol, il se déplace rapidement et énergiquement en alternant des battements d'ailes rapides entrecoupés de petites pauses où il replie ses ailes.
Le Jaseur d'AmĂ©rique est un oiseau frugivore. La majeure partie de son alimentation est constituĂ©e de fruits. Il se nourrit dans les arbres ou parfois au sol. Il apprĂ©cie les raisins secs, les pommes (notamment celles qui ont passĂ© l'hiver sur l'arbre), et les arbres produisant des baies sauvages ou petits fruits l'attireront Ă coup sĂ»r. L’automne et surtout l’hiver ils se nourrisent des graines seulement de sorbier (cormier) qu’ils ramassent en Ă©crasant le fruit avec leur bec; le fruit, très aigre, tombe par terre et n’est pas mangĂ©. Il ne refusera pas des pĂ©tales de fleurs ou des insectes capturĂ©s en plein vol, en particulier des Ă©phĂ©mères. Ă€ l'occasion, il se rĂ©galera de la sève de certains arbres.
En 2009, des décès massifs par hémorragies de jaseurs d'Amérique en Géorgie (États-Unis) ont été attribués à un excès de consommation des baies de bambou sacré (Nandina domestica), seule nourriture disponible localement à cette époque, mais dont l'acide cyanhydrique devient toxique même pour ces oiseaux à haute dose.
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