đPeTiTe-Fleur
BETTY BOO - Horloge -
DESOLEE MES AMIES ET AMIS PAS PRESENTE SUR LE BLOG - SUITE A DES SOINS CHEZ MA DENTISTE J'AI ETE REDIRIGEE EN URGENCE AU HAVRE CHEZ UN SPECIALITE QUI M'A EXTRAIT 4 DENTS - IL A DU ME SUTURER, JEUDI J'AI UN AUTRE RENDEZ-VOUS - JE VOUS REMERCIE DE VOS GENTILS MESSAGES - DES QUE POSSIBLE JE REPRENDS LE COURS NORMAL DE MON BLOG ET JE PASSERAI CHEZ CHACUN DE VOUS. - BISOUS BONNE JOURNEE
le 14 juillet est fĂ©riĂ© car c’est ce jour-lĂ qu’est cĂ©lĂ©brĂ©e la fĂȘte nationale française, avec son traditionnel dĂ©filĂ© militaire, ses feux d’artifices et bals populaires.
L'histoire est bien plus complexe... Le 14 juillet fait en rĂ©alitĂ© rĂ©fĂ©rence Ă deux Ă©vĂ©nements majeurs de l’histoire de France : la prise de la Bastille et la FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration.
Cet Ă©pisode marque le dĂ©but de la RĂ©volution française. Ce jour-lĂ , les Parisiens s’emparent de la prison royale de la Bastille, symbole de l’arbitraire du pouvoir monarchique.
L’espoir suscitĂ© par la convocation des Ătats gĂ©nĂ©raux, qui rĂ©unissent des reprĂ©sentants Ă©lus de la noblesse, du clergĂ© et du Tiers-Ătat, a Ă©tĂ© remplacĂ© par l’inquiĂ©tude alors qu’enfle la rumeur d’une intervention imminente des troupes royales, qui se concentrent aux portes de Paris, le tout dans un contexte de hausse des prix du pain et de crainte d’une disette.
La prise de la Bastille, oĂč sont stockĂ©es poudre et balles, et le pillage des Invalides, qui garde les armes, marquent la fin d’un rĂ©gime absolutiste et l’espoir d’un nouveau contrat social fondĂ© sur la libertĂ© et l’Ă©galitĂ©.Pour le premier anniversaire de la prise de la Bastille, La Fayette, commandant de la garde parisienne, propose d’organiser une fĂȘte nationale de la FĂ©dĂ©ration le 14 juillet 1790 pour cĂ©lĂ©brer l’unitĂ© des Français.
Cette FĂȘte de la FĂ©dĂ©ration se dĂ©roule sur le Champ-de-Mars, Ă Paris, en prĂ©sence du roi Louis XVI - qui prĂȘte alors serment Ă la Constitution -, de dĂ©putĂ©s et de milliers de citoyens venus de toute la France.
Cette journĂ©e cĂ©lĂšbre l’unitĂ© du pays et l’adhĂ©sion Ă des valeurs communes.
DĂšs 1791, la liesse populaire n’est plus d’actualitĂ© le 14 juillet.
Au fil des rĂ©gimes qui se succĂšdent, les jours de cĂ©lĂ©bration oscillent entre la fĂȘte de l'Empereur le 15 aoĂ»t sous NapolĂ©on, la fĂȘte de la saint Charles, de la saint Louis ou de saint Philippe sous la Restauration. La Seconde rĂ©publique opte, elle, pour le 22 septembre.
C’est n’est qu’en 1880, sous la TroisiĂšme RĂ©publique, que le 14 juillet devient officiellement jour de fĂȘte nationale annuelle par la loi du loi du 6 juillet 1880, adoptĂ©e Ă l’unanimitĂ© par le SĂ©nat et l’AssemblĂ©e.
L’objectif est d’enraciner les valeurs de la RĂ©publique au moyen de symboles, rituels et autres pratiques collectives.
le 5 mai, date de la sĂ©ance solennelle d’ouverture des Ătats-GĂ©nĂ©raux en 1789,
le 4 aoĂ»t, qui correspond au vote de l’abolition des privilĂšges en 1789,
les 27, 28 ou 29 juillet de la Révolution de 1830,
le 24 février de la Révolution de 1848.
Le 14 juillet, pour sa double valeur symbolique, a finalement Ă©tĂ© privilĂ©giĂ©. La prise de la Bastille en 1789 s’impose dans l’imaginaire collectif comme la victoire du peuple sur l’arbitraire royal, un Ă©vĂ©nement adouci par la fĂȘte de 1790 et sa dimension fĂ©dĂ©ratrice autour d’un Ă©vĂ©nement commun.
La date est dĂ©clarĂ©e chĂŽmĂ©e dĂšs 1880.C’est n’est qu’en 1880, sous la TroisiĂšme RĂ©publique, que le 14 juillet devient officiellement jour de fĂȘte nationale annuelle par la loi du loi du 6 juillet 1880, adoptĂ©e Ă l’unanimitĂ© par le SĂ©nat et l’AssemblĂ©e.
Chaque annĂ©e, le 14 juillet donne lieu Ă des cĂ©lĂ©brations variĂ©es : bals, feux d’artifices, cĂ©rĂ©monies, mais aussi un important dĂ©filĂ© militaire.
La participation de l’ArmĂ©e aux festivitĂ©s populaires est une volontĂ© dĂ©libĂ©rĂ©e dĂšs l’instauration de la fĂȘte nationale, le 14 juillet 1880, pour tĂ©moigner de l’union de la Nation tout entiĂšre autour de valeurs communes.
Le dĂ©filĂ© militaire du 14 juillet a d’abord Ă©tĂ© organisĂ© sur l’hippodrome de Longchamp, avant d’ĂȘtre dĂ©placĂ© pour la premiĂšre fois sur l’avenue des Champs-ĂlysĂ©es en 1919. Il n’y restera pas constamment, alternant entre diffĂ©rents grands axes parisiens Ă partir de la Seconde guerre mondiale.
Ce n’est qu’en 1980 que le dĂ©filĂ© se fixe sur les Champs-ĂlysĂ©es, avec quelques exceptions. Il se dĂ©roule ainsi notamment sur l’avenue Foch en 2024 en raison des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Le 22 avril 2026, des associations de dĂ©fense des droits des livreurs et livreuses de plateformes ont dĂ©posĂ© plainte contre Uber et Deliveroo pour traite d'ĂȘtres humains. Ben et Tassiana, tous deux livreurs, racontent leur vie avec les algorithmes marquĂ©e par des conditions de travail difficiles.
"La premiÚre année, je gagnais 500 euros par mois."
Ben, originaire de CĂŽte d'Ivoire, a quittĂ© son pays en 2016. Il arrive en Italie l'annĂ©e suivante pour trouver du travail et une sĂ©rie d'Ă©vĂ©nements l'amĂšne en France : "En 2020, aprĂšs le coronavirus, c'Ă©tait vraiment difficile. Les petits boulots, on en trouvait plus, c'Ă©tait la catastrophe. Je me suis dĂ©cidĂ© en fĂ©vrier Ă venir en France. [...] Le premier mĂ©tier que j'ai trouvĂ©, c'Ă©tait dans le bĂątiment. Mais ça s'est mal passĂ© parce que lorsque tu n'as pas de papiers, tu travailles avec les papiers de quelqu'un, ou tu travailles au noir. Aussi, j'avais des difficultĂ©s Ă payer mon logement, parce que lĂ oĂč je travaillais, le mec ne me payait pas." Ben
C'est dans ce contexte qu'il croise un ami qui lui conseille de devenir livreur Ă vĂ©lo, l'inscription est facile et il commence Ă travailler dans la ville de Bondy, lĂ oĂč il rĂ©side chez son oncle, mais rapidement, il comprend que c'est Ă Paris que le travail est plus rentable et commence Ă travailler dans le quartier de ChĂątelet.
Peu Ă peu, il comprend que le rythme de travail est hachĂ© et difficile : "Tu te dis bon, soit je me rĂ©veille tĂŽt pour faire le petit-dĂ©jeuner, aprĂšs je vais me reposer pour revenir de 12 h Ă 14 h. Moi je me suis dit : je me rĂ©veille Ă 10 h et je commence Ă travailler jusqu'Ă 15 h. Puis je me repose un peu. Tu vas peut-ĂȘtre manger ? Mais tu te reposes pas parce que tu es tout le temps connectĂ©. Donc ça m'est arrivĂ© de faire du matin jusqu'Ă 18 h, voire mĂȘme 23 h, et c'est quand je rentre que je mange. [...] Tu te prives de nourriture, tu te prives souvent mĂȘme de sommeil, ça arrivait mĂȘme de travailler tard dans la nuit, de finir Ă 3 ou 4 h." Ben
"Il y a des clients qui me font chanter car ce n'est pas moi sur la photo."
Il travaille Ă ce rythme pendant deux ans et effectuera avec la plateforme Uber plus de 8000 livraisons. Mais en dĂ©cembre 2023, il reçoit un mail lui indiquant que les papiers d'identitĂ© fournis lors de son inscription, ceux qu'il avait obtenus Ă son arrivĂ©e en Italie, ne sont plus acceptĂ©s par la plateforme et que son compte va ĂȘtre bloquĂ© : "Ăa m'a sonnĂ©, mais je n'y croyais pas au dĂ©bat. Peut-ĂȘtre qu'ils se sont trompĂ©s ? J'ai envoyĂ© un mail de rĂ©ponse pour savoir ce qui se passe. Ils me rĂ©pondent pas. [...] Puis ils m'ont dĂ©connectĂ©. Je fais quoi maintenant ? Comment je paye mes factures ? Ma maison ? Comment je vais vivre ? Comment ? LĂ , c'est le chaos." Ben
AprĂšs un an de galĂšre, c'est son oncle, installĂ© en France depuis longtemps, qui lui propose de lui prĂȘter ses papiers pour qu'il puisse reprendre une activitĂ© de livraison, sauf que l'application augmente ses biais de contrĂŽle : "Mon oncle m'a dit : « Je te fais le compte, tu travailles toi-mĂȘme, tu payes les impĂŽts, tu payes l'URSSAF et tu essaies de te dĂ©brouiller pour joindre les deux bouts. » [...] Uber demande une photo, juste pour la vĂ©rification, pour savoir si c'est celui qui a fourni les documents qui travaille avec le compte en banque.
C'Ă©tait une fois par semaine et aprĂšs, ils sont passĂ©s Ă deux fois par semaine puis plus de trois fois par jour. Maintenant, tu vas livrer la personne et au moment oĂč est validĂ©e la commande. On te demande la photo." Ben
Certains n'hĂ©sitent pas Ă mettre Ben en difficultĂ© : "Moi, je me suis fait signaler : le client a reconnu que ce n'Ă©tait pas moi sur la photo. [...] Ou on me demande la photo et lĂ , je suis dans la galĂšre : mon oncle, il est au travail. J'ai reçu un mail deux fois qui me dit : « Monsieur, vous avez pris trop de temps pour prendre la photo. La prochaine fois, on va vous dĂ©connecter. » Jusqu'Ă prĂ©sent, il n'a pas Ă©tĂ© coupĂ© malgrĂ© de nombreux signalements pour dire que ce n'Ă©tait pas moi sur la photo et des clients qui me font chanter. J'ai vu des cas
de racisme au niveau des restaurateurs, au niveau des clients." Ben
"Il faut que tu travailles tout le temps pour faire de l'oseille."
Dans un premier temps, c'est l'indĂ©pendance du statut de livreuse qui sĂ©duit Tassiana. La jeune femme, originaire de Lorraine, a travaillĂ© pendant cinq ans pour la plateforme Uber, c'est son cousin qui lui a introduit le mĂ©tier lorsqu'elle Ă©tait Ă©tudiante. Mais rapidement, elle comprend que c'est un rythme soutenu qui est lucratif : "On devenait tous fous quand il y avait des bonus. Les bonus, c'est si tu fais cinq courses de 18 h Ă 22 h, tu vas avoir un bonus de 2 €. Si tu fais cette course, tu vas avoir un bonus de 10 €. C'est la course contre la montre, il n'y a plus de feux rouges, il n'y a plus de stop, il n'y a plus rien." Tassiana
"à force d'essayer d'analyser des algorithmes, tu te fais tes propres légendes."
La livreuse explique que l'application met tout en place pour crĂ©er une dĂ©pendance : "Naturellement, il y a vraiment un systĂšme qui te pousse Ă bout, tu es toujours dans une incertitude qui te garde dans un stress total. Quand mes potes me parlaient de l'algorithme oĂč ils me disaient : « Tassiana, faut que t'arrĂȘtes de dĂ©connecter, faut que tu restes tout le temps connectĂ©e. » Donc je mettais mon tĂ©lĂ©phone toute la nuit en fait. Mon appli, elle tournait et je recevais des courses Ă 5 h du matin. [...] Quinze balles, quand mĂȘme avantageux. Il y avait des moments oĂč je me levais, je la faisais." Tassiana
L'application et la dĂ©pendance articulent peu Ă peu aussi des croyances et un systĂšme de rĂ©compenses : "Sur la map, des petits avatars. On t'envoie des petits messages : "Vous nous avez manquĂ©." "Tassiana Incroyable, vous avez fait un record mensuel de 752 €." "Revenez travailler avec Uber." "6000 courses pour devenir un coursier lĂ©gendaire."" Tassiana
"Une fois, un matin, j'ai un pote Ă moi, Ramzy, qui disait : « Ouais, cette poubelle, je crois qu'il y a un rapport de connexion avec le KFC, elle est bien placĂ©e, j'en sais rien, mais dans tous les cas, tout ce que j'ai captĂ©, c'est que dĂšs que je mets mon tĂ©lĂ©phone sur la poubelle magique, je reçois une grosse commande directement. Et en fait, tous les mecs ils mettaient tous leur tel sur la poubelle." Tassiana
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