💕PeTiTe-Fleur
Horloge -
Moi ... ma vie ...
Et tout ce que j'aime ...
La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ...
La vie est une belle chose ...
Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
Auxiliaire de vie, Sandra doit flasher matin et soir un QR code chez son patient.
Sandra découvre le milieu de l'aide à la personne par hasard, au cours de séjours loisirs pour personnes handicapées :
"J'y suis allée et je suis complètement tombée amoureuse du milieu. J'étais même déprimée quand je rentrais de séjour, ça a été un énorme coup de cœur pour moi." Elle devient alors auxilliaire de vie, métier qu'elle pratique depuis plus de 10 ans et qu'elle aime, malgré les conditions difficiles qu'il présente :
"J'ai un tout petit contrat : par choix personnel, je fais peu d'heures. Je fais un week end sur deux et je suis rémunérée à hauteur de 400 euros."
La journée de Sandra comporte de nombreuses missions : "Quand j'arrive, on doit faire une toilette, l'habiller, la lever, préparer et lui donner le petit déjeuner et les médicaments. Ensuite, on essaye d'avoir des activités. C'est assez compliqué parce que c'est une personne qui ne parle pas, c'est une personne qui est rarement présente psychologiquement."
Son entreprise actuelle met en place un système de pointage il y'a 5 ans : dès que Sandra arrive chez son bénéficiaire, elle doit scanner un QR Code et faire de même au moment de son départ.
"J'arrive à 8 h et je dois pointer tout de suite, ce qui est assez contraignant. Parfois la personne est dans un profond mal-être mais la première chose à laquelle on pense c'est sortir notre téléphone pour pointer. C'est pas chaleureux."
Sandra et ses collègues soulignent que le pointage donnent une impression de système mécanique et est très associé à l'usine. L'imaginaire du travail à la chaîne est particulièrement désagréable à associer au métier d'auxilliaire de vie, un travail humain et social.
"L'entreprise justifie le pointage par l'excuse de la sécurité, mais on est beaucoup à la vivre comme de la surveillance. On nous menace de ne pas nous payer si on ne le fait pas, c'est un discours très culpabilisant pour l'auxilliaire."
Flo a 37 ans, elle est médecin généraliste somaticien dans un hôpital psychiatrique. Un jour, par hasard et par curiosité, elle goûte à la cocaïne. D'abord en milieu festif ou les week-ends, occasionnellement. Puis très vite, elle consomme beaucoup, trace sur trace, jusqu'à son lieu de travail.
Flo a 37 ans, elle est médecin et ancienne addicte à la cocaïne. Ses études de médecine sont très prenantes et en 6ᵉ année, lorsqu'elle se spécialise en médecine généraliste, c'est la relâche "À ce moment-là que j'ai commencé à rencontrer les produits." En soirée, Flo fait ses premières expériences avec la drogue "C'est comme une communion avec les autres, on a l'impression de tomber amoureux à chaque fois". Et réitère l'expérience régulièrement. La cocaïne arrive un peu plus tard "Au début je n'ai pas aimé ça, je ne comprenais pas comment on pouvait tomber addict."
Après ses études, Flo trouve un poste en tant que médecin généraliste somaticien dans un hôpital psychiatrique "Il y a pas mal de gestion des effets secondaires des traitements psychiatriques." Et à la suite d'une rupture amoureuse et amicale, tout bascule "J'ai commencé à prendre de la cocaïne toute seule."
Flo s'engouffre dans un cercle vicieux, avec une consommation devenue pluriquotidienne "Le soir en rentrant du boulot, je prenais un peu de cocaïne en récompense." Elle tente de s'autoréguler en vain "J'en mettais un peu dans des petites boîtes, dans la boîte à outils, dans des casseroles qui étaient un peu hors de ma portée."
La cocaïne commence à s'insérer dans la vie professionnelle de Flo "Il y avait un truc de motivation, de confiance en soi, d'énergie. C'est ça qui m'a aidé pour mon travail." Les effets durent de moins en moins longtemps et impactent son état "Il faut faire preuve de patience avec des personnes souffrant de troubles psychiatriques, j'en manquais à ces moments." Flo commence à avoir honte "Je me disais mais quel médecin tu es en étant cocaïnomane."
La situation devient hors de contrôle "J'en étais à un gramme par jour à 60 € le gramme." et Flo commence à développer des douleurs physiques "Comme si on m'enfonçait un tournevis entre l'œil et le nez." Flo consulte un ORL spécialiste du nez et des sinus "Il n'avait pas de solution miracle. Il fallait arrêter de consommer."
Flo prend la décision d'aller voir une addictologue et entame une cure "J’étais autant addicte que les personnes que j’accompagnais." Les conséquences du sevrage "Il y a des cauchemars assez intenses où il y a de la cocaïne tout le temps." Après la cure, Flo intègre un groupe de narcotiques anonymes et reprend son quotidien "C'était une lutte permanente contre l'envie de consommer."
Après 6 mois de rechute, Flo prend la décision de repartir à zéro "J'ai décidé de quitter mon travail, de quitter mon appartement et de changer de ville." Aujourd'hui, Flo ne consomme plus "Ça fait six mois que je suis abstinente, mais je rêve toujours très régulièrement de la cocaïne."
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