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BETTY BOO - Horloge -
Marlene Engelhorn a grandi dans une famille multimillionnaire à Vienne, en Autriche. Elle apprend à dissimuler le patrimoine que possède sa famille. Quand elle apprend qu'elle va hériter de plusieurs dizaines de millions d'euros, elle décide de redistribuer cet héritage via une assemblée citoyenne.
Marlene Engelhorn a grandi à Vienne, dans une famille multimillionnaire. "Je ne dis jamais [de combien est le montant] exactement. Ça a à faire avec la famille qui veut que je ne parle pas des chiffres exacts. (...) J'ai grandi dans une villa. On n'appelait pas ça une villa, on disait une 'grande maison', ce qui est ridicule parce que le bâtiment à côté avait la même taille, il y avait six familles qui habitaient à l'intérieur."
"On ne parle pas de l'argent, on l'a"
La fortune de la famille de Marlene est héritée. "Elle vient de ma grand-mère qui l'a héritée de son mari mort, qui l'a héritée de son père, qu'il a héritée de son père, qu'il a héritée de son père, qu'il a héritée de son père, etc. L'entreprise qu'il faut aussi nommer pour avoir une idée d'où ça vient vraiment, c'est Boehringer Mannheim, une entreprise pharmaceutique allemande."
Marlene se souvient d'avoir toujours dû cacher sa fortune hors de sa famille. "À l'époque, mes parents me disaient quant aux vacances, quant au nombre et au prix qu'on pouvait estimer à travers les cadeaux qu'on recevait, de ne pas divulguer tout, de cacher le patrimoine à travers des récits incomplets. Ce n'est pas vraiment un mensonge, mais ce n'est pas non plus vraiment honnête. C'était dommage parce que j'avais envie de raconter tout à tout le monde, parce que je trouvais ça excitant et génial en tant qu'enfant."
À sa majorité, la mère de Marlene lui détaille l'origine de la fortune familiale. "Elle m'a raconté pour la première fois des montants de patrimoine, de ce qui circule un peu dans la famille. Elle non plus ne savait exactement combien c'est et qui a quoi. Il n'y a presque aucune transparence à l'intérieur de la famille. (...) C'était très facile pour moi de le mettre de côté et de me dire 'c'est le patrimoine de la famille, c'est pas vraiment mon problème, non ?'"
"Quand on est riche et privilégié, on nous apprend rapidement que tout le monde est toujours envieux, et qu'il ne faut jamais, jamais être honnête"
Pour ses études, Marlene intègre l'université de Vienne. Elle fréquente un milieu social davantage diversifié, mais raconte ne pas se rendre tout de suite compte de ses privilèges. "Je ne comprenais pas immédiatement pourquoi les autres étudiants bossaient à côté des études. Ils trouvaient ça super bien pour leur CV. C'est ce qu'on m'avait dit, il faut mettre un peu d'expérience pour prouver qu'on est un peu hands on. Je croyais que c'était pour ça qu'ils faisaient ça, donc moi aussi je vais me chercher un petit taf à côté en ayant le privilège de toujours pouvoir quitter ce taf si jamais ça me plaît pas.
Eux, ils n'avaient pas ce privilège."
C'est en fréquentant et discutant avec des camarades que Marlene prend conscience de sa différence de capital économique et social. "Les premières questions qu'on me demandait, c'est une question à travers laquelle je reconnais immédiatement si une personne a du patrimoine, c'est 'combien tu payes pour cet appart ?'.
Une personne qui est riche ne demande pas ça, elle ne comprend pas que ça se loue, des apparts. Bien sûr qu'on sait que les gens doivent payer un loyer, mais la plupart des gens qui sont très riches, c'est leur appart à eux. Donc c'était bizarre pour moi qu'on me pose cette question."
Alors, Marlene dĂ©cide de rompre le silence familial et d'Ă©voquer en toute transparence sa fortune avec ses ami·es. "Au dĂ©but, j'Ă©tais nerveuse. J'avais demandĂ© Ă un ami Ă moi 'Tu ne veux pas venir chez moi ? Je dois te parler d'un truc. C'est important, je ne sais pas comment le faire'. J'ai Ă©tĂ© un peu maladroite dans ce discours. On s'est mis sur le canapĂ©, on a commencĂ© Ă parler. J'ai commencĂ© Ă lui raconter les histoires de famille."
Marlene apprend comme cela à rire de ses différences avec ses amis. Ses discussions avec eux donnent aussi lieu à une prise de conscience et un positionnement de la part de Marlene, quant à la redistribution dans la société du patrimoine et à la taxation de l'héritage.
Un jour, Marlene apprend qu'il est prévu qu'elle hérite de plusieurs millions d'euros de sa grand-mère. Elle décide alors de faire quelque chose avec cet argent...
Le mot lapin est un terme très général qui désigne en français certains animaux lagomorphes à longues oreilles. On les différencie des lièvres par une silhouette moins élancée et par les petits qui naissent aveugles et nus, cachés dans un nid creusé au sol.
En employant le terme « lapin », on fait toutefois rĂ©fĂ©rence le plus souvent au lapin domestique issu du lapin de garenne
l'espèce sauvage d'origine européenne qui s'est répandue un peu partout, puisqu'elle est à la base des multiples races de lapins élevées à présent dans le monde entier, y compris des lapins nains.
Cependant, les lapins ne se limitent pas à cette seule espèce européenne : il existe en effet plus d'une vingtaine d'espèces de lapins sauvages dans le monde, réparties dans dix genres biologiques, mais dont plusieurs sont menacées d'extinction et protégées au XXIe siècle.
Le lapin est un gibier traditionnel, classé en cuisine avec les volailles
et il est un mets apprécié dans de nombreux pays.
C'est aussi un animal très présent dans de nombreux domaines culturels.
L'« animal aux longues oreilles » est Ă©voquĂ© dans l'art et la littĂ©rature tout autant que dans la culture populaire, la mythologie et la symbolique de plusieurs continents.
De nombreux personnages de fiction cĂ©lèbres sont des lapins, notamment dans l'univers enfantin. Le mot « lapin » est par ailleurs utilisĂ© aussi bien comme patronyme que comme marque commerciale.
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