đź’•PeTiTe-Fleur
Horloge -
Moi ... ma vie ...
Et tout ce que j'aime ...
La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ...
La vie est une belle chose ...
Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
"Dans ma famille, on dit que ma grand-mère et mon père ont le don des larmes et qu'ils me l'auraient donné."
Zoé pleure tout le temps comme le faisaient son père et sa grand-mère.
Zoé, elle, pleure souvent, sans toujours pouvoir l'expliquer. Elle pleure de joie et de tristesse. C'est son "mode d'expression". "Quand les enfants s'arrêtent de pleurer, moi, je ne me suis pas arrêtée." Fondre en larmes, Zoé le vit comme une sensation de débordement : "Mes joues deviennent rouges, la chaleur me monte au visage, et après, d'un seul coup, ça explose un peu comme un volcan. [...]
J'ai vraiment une réserve de larmes et de matière à pleurer."
Zoé se rappelle les fois où son père, submergé par l'émotion, pleurait lorsqu'elle partait de chez ses parents après leur avoir rendu visite. C'est peut-être parce qu'il passait énormément de temps avec elle, petite, qu'il lui a transmis son "don des larmes" et sa sensibilité. Pour compenser son absence, Zoé sait qu'elle devra pleurer, beaucoup.
Maud verse des larmes au son d’une musique. Et puis il y a Maud, dont les larmes ne coulaient plus après le dĂ©cès de la fille qu'elle aimait au lycĂ©e. "Comme je ne pouvais pas parler de cette histoire, je ne pouvais pas me permettre que ça se voit. Ce n'Ă©tait pas possible d'arriver les yeux gonflĂ©s au lycĂ©e tous les jours.
" Ses larmes ont coulĂ© de nouveau le jour oĂą elle a dĂ©couvert Le Trio n°2 composĂ© par Franz Schubert. "C'Ă©taient des larmes très douces, qui ramenaient mon chagrin Ă l'endroit de l'amour. Il n'y avait rien de sombre dans ce morceau. J'ai pris conscience qu'il pouvait y avoir de la lumière dans le chagrin. "
"Cette musique, c'était comme un refuge pour mes larmes, comme si ce violoncelle me comprenait."
C’est une opĂ©ration de recrutement que l'on pourrait appeler un job dating, sur le modèle du speed dating pour cĂ©libataires. D’un cĂ´tĂ© des pourvoyeurs d’emploi, ici l'Assistance Publique des HĂ´pitaux de Marseille. De l’autre, des demandeurs d’emplois, inscrits Ă France Travail.
Retour Ă l’agence France Travail de la Blancarde pour suivre une sĂ©ance de job dating. Aujourd’hui, 24 candidats passeront devant, Karen et Laurent pour essayer de dĂ©crocher l'un des 13 postes proposĂ©s. ClĂ©ment Baudet a suivi trois de ces entretiens. Avant de rencontre les deux recruteurs, les candidats remplissent un questionnaire, qui servira de support pour la discussion. Sur ce document, ils prĂ©cisent les postes qui les intĂ©ressent, leurs expĂ©riences professionnelles antĂ©rieures et rĂ©pondent Ă quelques questions sur les missions qui pourront leur ĂŞtre confiĂ©es.
"Je ne sais pas me vendre : j'aurais préféré être muet, c'est sûr ils m'auraient engagé"
C’est Hakim qui se confronte le premier aux questions de Karen et Laurent. Karen prend la parole, "donc il y a deux postes qui vous plaisent, d'accord, avec une prĂ©fĂ©rence sur le brancardage", "pourquoi vous souhaitez travailler Ă l'APHM ?". Hakim explique tant bien que mal ses motivations et revient sur une expĂ©rience passĂ©e, de brancardier stagiaire dans un hĂ´pital marseillais, "alors, qu'est-ce qui vous a plu sur ce poste ?", "le milieu hospitalier, le contact avec les personnes, avec les patients, il y en avait c'Ă©tait le dos, il y en avait c'Ă©taient les jambes, il y en avait c'Ă©tait Alzeihmer".
Laurent continue l’entretien, "demain, vous ĂŞtes recrutĂ©, imaginons Ă l'APHM, mais je n’ai pas de poste sur le brancardage et je vous propose un poste d'agent hospitalier, que faites-vous ?", le candidat rĂ©pond, "ce n'est pas en restant au chĂ´mage, en refusant ce boulot que je vais trouver plus vite brancardier, en faisant les mĂ©nages et en montrant ma volontĂ© de bien faire les choses et de..., je pense que j'aurai ma chance".
Les recruteurs passent ensuite Ă diverses mises en situation, "vous ĂŞtes agent logistique, votre supĂ©rieur vous a demandĂ© de terminer le rangement de compresses en salle de soins, il vous reste quatre cartons Ă ouvrir", "vous deviez finir votre journĂ©e dans quinze minutes, vous imaginez bien que ça vous prend plus de quinze minutes : que faites-vous ?". Hakim tente une rĂ©ponse puis l'entretien prend fin. Après son dĂ©part, Laurent revient sur ses impressions, "la posture n'est pas vraiment adaptĂ©e en fait", "lĂ , c'est un langage qui est trop familier", "quand vous arrivez dans un hĂ´pital, on va vous demander d’ĂŞtre en contact avec le public, avec les professionnels, lĂ , Ă un moment donnĂ©, ça va heurter". De son cĂ´tĂ©, Hakim n’a que peu d’espoir, "je postule très souvent, mais je n'ai jamais de rĂ©ponse", "j’ai une façon de parler, de m’exprimer, c’est un peu quartier, c’est trop dur".
"On a besoin de profils comme vous, mais ce qui est dommage, c’est que vous n’avez pas rĂ©glĂ© vos problĂ©matiques d’horaires"
Isabelle, une jeune mère cĂ©libataire, se prĂ©sente ensuite pour ce deuxième entretien. Très rapidement, Karen et Laurent soulignent les qualitĂ©s de son profil, repĂ©rĂ©es Ă l’avance sur le CV de la jeune femme, "vous avez un beau profil". Karen repère la formation d’AES d’Isabelle (Accompagnante Éducatif et Social) et cherche Ă comprendre pourquoi elle n’exerce pas dans ce secteur, "pourquoi vous n’avez pas souhaitĂ© poursuivre ?", "j'ai eu ma fille entre-temps, il y a quinze mois et au niveau des horaires, c'Ă©tait très compliquĂ© parce que je suis seule avec ma fille", "il n’y a pas le papa et je n’ai pas de famille".
Très vite, Karen et Laurent font comprendre Ă la jeune mère cĂ©libataire que les horaires exigĂ©s par l’APHM et la charge de sa fille ne seront pas compatibles, "les gens vont se l’arracher votre CV madame, on a besoin de profils comme vous, mais ce qui est dommage, c’est que vous n’avez pas rĂ©glĂ© vos problĂ©matiques d’horaires", "alors, je vais vous le dire sincèrement, nous, on ne peut pas s’engager"
"Super profil, super candidat"
Fin heureuse peut-ĂŞtre pour le dernier passage du jour, Cyril, marseillais sympathique qui possède dĂ©jĂ un diplĂ´me de brancardier. Laurent s'enquiert des expĂ©riences professionnelles du candidat, "qu'est-ce que vous pouvez nous vendre dans tout ce que vous avez fait comme compĂ©tence ?". Puis le recruteur passe directement aux mises en situation, très prĂ©cises cette fois-ci, que Cyril rĂ©ussit haut la main. Après le dĂ©part de l'aspirant brancardier, Laurent est enthousiaste, "moi, je n’ai rien Ă dire, dans la prĂ©sentation, c’est satisfaisant, l’expĂ©rience, c’est très satisfaisant, la comprĂ©hension des missions, c'est très satisfaisant, l’apprĂ©hension du travail en Ă©quipe, c'est satisfaisant, ce monsieur est autonome", "donc super profil, super candidat".
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