BETTY BOO -

Moi ... ma vie ... et tout ce que j'aime ...
Ismaël et Alexandre se droguent pour travailler. Récit de leur journée de boulot, des raisons qui les poussent à consommer et des effets qu'ils en retirent.
Ismaël a longtemps travaillé comme scénariste pour la télévision. Il prenait de la cocaïne pour être plus performant. "J’ai passé des années défoncé, sans sortir de cet état.
Pour respecter les échéances, supporter les doutes, se désinhiber ou juste "pour le fun", il consommait à l’époque entre trois et sept grammes de cocaïne par jour.
Il reconnaît que "la cocaïne, une drogue qui te rend compétitif, productif, adaptable, battant... elle est parfaitement calée avec toutes les problématiques de notre société aujourd'hui." "Notre esprit est limité par nos peurs, par les conventions sociales, les attentes des autres... et quand on se drogue, tout ça explose." Ismaël entre dans un cercle vicieux "où le doute n'existe plus".
"Je gagne beaucoup d’argent, qui me permet d’acheter la drogue qui me détruit, qui me permet de bien travailler et de gagner beaucoup d’argent. C'est totalement absurde." Et puis un jour, il décide d’arrêter et entame une cure de désintoxication.
Il garde aujourd’hui les stigmates de sa consommation : un trou dans la cloison nasale, des problèmes cardiaques, une mémoire brouillée et des troubles de l’élocution.
" Il y a un moment où le café ne suffit plus." Alexandre travaille lui aussi dans le milieu culturel. Sa drogue à lui, ce sont les stimulants. Une consommation qui reste occasionnelle. Comme beaucoup, il a commencé à consommer en soirée. Pendant ses études de design, Alexandre prend des substances pour arriver à tenir des délais. Il admet se droguer aujourd’hui pour être plus productif dans son travail, mais garde toutefois un contrôle sur sa consommation : "Ce sont des drogues dangereuses, il faut écouter son corps et se reposer."
Qu’est-ce qui fait le goût du chocolat ? Alors que le week-end de Pâques est une occasion de déguster le chocolat sous toutes ses formes, Qu'est-ce qui détermine le goût du chocolat ?
A quelle étape du processus de fabrication le goût du chocolat se fixe-t-il ? Doit-on son goût à la provenance des fèves, à la torréfaction, au confiseur ? Stéphane Bonnat, maître chocolatier à la tête de la maison Bonnat
Chaque année, les français consomment en moyenne plus de 7 kg de chocolat, il est peu courant de se pencher sur le processus de fabrication du chocolat. Stéphane Bonnat, maître chocolatier à la tête de la Maison Bonnat, nous explique à quel moment dans le processus de fabrication du chocolat se fixe le goût que l'on retrouve dans nos tablettes.
L'importance du lieu de production pour le goût final Le goût d'une tablette de chocolat est déterminé par un projet qui implique toute une chaîne de production. Stéphane Bonnat raconte se rendre sur les plantations, pour goûter le mucilage des cacaos, c'est-à-dire la pulpe comprise dans les fèves, pour s'orienter vers un choix de palette aromatique : "Il y a beaucoup d'arômes, qu'on ne peut pas toutes conserver lors de la fermentation du cacao." Alors que 50% de la production mondiale de cacao vient d'Afrique de l'Ouest, mais que l'Amérique du Sud et l'Asie sont aussi des régions productrices, le terroir a une importance primordiale sur les arômes de la fève, déterminants pour le goût du chocolat.
Vers le produit fini : torréfaction et conchage L'étape finale de la production est la transformation dans les ateliers situés en France, entre la torréfaction et le conchage. Pour la torréfaction, Stéphane Bonnat explique suivre des paramètres précis pour conserver les arômes : "Lors de la torréfaction, les parfums que j'ai notés sur mon carnet apparaissent,
et on va suivre cette espèce de chemin organoleptique en modifiant ou non la température de cuisson du cacao." Le conchage consiste enfin à "éliminer l'acidité et l'astringence naturelles contenues dans les fèves, en forçant les particules de cacao à s'entrechoquer". Tout ce travail permet à Stéphane Bonnat de développer plusieurs palettes de goûts, entre des arômes fruités, boisés ou encore fumés.