Horloge -
Moi ... ma vie ...
Et tout ce que j'aime ...
La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ...
La vie est une belle chose ...
Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
Qui a volé les U des enseignes de Pau ?
Depuis plusieurs années, à Pau, des lettres U disparaissent mystérieusement des enseignes des magasins. L'affaire fait jaser mais malgré les enquêtes policières et journalistiques, le ou les coupables ne sont pas identifiés. Qui s'en prend aux U de la ville, pourquoi ? Nous avons mené l'enquête.
Dans le centre-ville de Pau, ça fait 5 ans que le vol de la lettre U inquiète les commerçants. Vincent Biscaye, 43 ans, responsable d'un magasin et technicien en téléphonie mobile, s'est fait subtiliser son U il y a quelques années : "On a laissé comme ça parce que ça coûte cher de refaire toute une façade complète."
Raphaël Deschodt, 53 ans, est photographe, il poste sur les réseaux sociaux une photo de sa devanture amputée : "Le U ressemblant à un fer à cheval, j'espère que ce dernier lui portera bonheur". La République des Pyrénées, journal local, remarque le message et s'empare de l'affaire, qui est ensuite reprise par d'autres médias.
"La médiatisation permet aux victimes de se reconnaître et de se compter. Elles sont une dizaine depuis 2021 à avoir été délestées d'une lettre U sur leur enseigne." Mélissa, esthéticienne depuis quinze ans, n'ose plus remettre de U sur sa façade : "On a deux U, dans 'Institut de beauté', sauf qu'il en a pris qu'un. Avoir deux U pareils, je pense que ça ne l'intéresse pas."
« Par précaution, j'ai enlevé toutes les lettres de mon enseigne »
Une question est sur toutes les lèvres : "Pourquoi voler une lettre et pourquoi celle-ci ?" Pauline Toulet, 34 ans, journaliste et auteure, s'est intéressée à l'affaire : "J'ai mis des affichettes dans la ville, disant que j'offrais une récompense à toute personne qui m'apporterait des informations sur l'affaire des U disparus." Mais voilà qu'au début de l'année 2025, une autre actualité prend le dessus sur Pau. Yann Moreau, 51 ans, Palois depuis 30 ans, raconte : "On parle assez peu, car on a été percuté par une actualité plus importante : Betharram."
Dans la nuit du 15 au 16 avril 2025, c'est au tour de Bulle, une enseigne de lingerie, de se faire subtiliser sa lettre adorée : "La propriétaire porte plainte en espérant que cela débouchera sur la saisie des images de vidéosurveillance." Les projecteurs sont de nouveau tournés sur l'affaire. Une enquête a été ouverte et les policiers ont pu consulter les images de vidéosurveillance. "Grande surprise : le voleur serait une voleuse."
Là, sur la devanture de la lingerie rue du Maréchal Joffre
« Elle nous a dit : 'Rendez-vous dans une heure au café des Arcades' »
Philibert Humm est écrivain, il s'est rendu sur place avec deux coenquêteurs pour mener l'enquête. "On s'était donné dix jours pour commencer cette enquête. Au bout du huitième jour, la voleuse était identifiée."
Un soir dans un bar, la rencontre avec un individu fait tout basculer : "Il nous a laissé entendre que c'était une femme d'une quarantaine d'années qui agissait sans complice." Les trois enquêteurs finissent par rencontrer la voleuse de U, une prénommée Louise (prénom modifié) : "Je me suis retrouvé devant un carton rempli d'une trentaine de U de toutes les couleurs, de tous les matériaux." De cette histoire, Philibert Humm en a écrit un livre, Roman policier. Un jour, alors qu'il est convié dans la grande librairie du centre-ville de Pau, "j'ai vu la voleuse venir s'installer. Elle était à l'avant-dernier rang et elle me regardait."
L'enquête est toujours en cours au commissariat de police de Pau.
Flo a 37 ans, elle est médecin généraliste somaticien dans un hôpital psychiatrique. Un jour, par hasard et par curiosité, elle goûte à la cocaïne. D'abord en milieu festif ou les week-ends, occasionnellement. Puis très vite, elle consomme beaucoup, trace sur trace, jusqu'à son lieu de travail.
Flo a 37 ans, elle est médecin et ancienne addicte à la cocaïne. Ses études de médecine sont très prenantes et en 6ᵉ année, lorsqu'elle se spécialise en médecine généraliste, c'est la relâche "À ce moment-là que j'ai commencé à rencontrer les produits." En soirée, Flo fait ses premières expériences avec la drogue "C'est comme une communion avec les autres, on a l'impression de tomber amoureux à chaque fois". Et réitère l'expérience régulièrement. La cocaïne arrive un peu plus tard "Au début je n'ai pas aimé ça, je ne comprenais pas comment on pouvait tomber addict."
Après ses études, Flo trouve un poste en tant que médecin généraliste somaticien dans un hôpital psychiatrique "Il y a pas mal de gestion des effets secondaires des traitements psychiatriques." Et à la suite d'une rupture amoureuse et amicale, tout bascule "J'ai commencé à prendre de la cocaïne toute seule."
Flo s'engouffre dans un cercle vicieux, avec une consommation devenue pluriquotidienne "Le soir en rentrant du boulot, je prenais un peu de cocaïne en récompense." Elle tente de s'autoréguler en vain "J'en mettais un peu dans des petites boîtes, dans la boîte à outils, dans des casseroles qui étaient un peu hors de ma portée."
La cocaïne commence à s'insérer dans la vie professionnelle de Flo "Il y avait un truc de motivation, de confiance en soi, d'énergie. C'est ça qui m'a aidé pour mon travail." Les effets durent de moins en moins longtemps et impactent son état "Il faut faire preuve de patience avec des personnes souffrant de troubles psychiatriques, j'en manquais à ces moments." Flo commence à avoir honte "Je me disais mais quel médecin tu es en étant cocaïnomane."
La situation devient hors de contrôle "J'en étais à un gramme par jour à 60 € le gramme." et Flo commence à développer des douleurs physiques "Comme si on m'enfonçait un tournevis entre l'œil et le nez." Flo consulte un ORL spécialiste du nez et des sinus "Il n'avait pas de solution miracle. Il fallait arrêter de consommer."
Flo prend la décision d'aller voir une addictologue et entame une cure "J’étais autant addicte que les personnes que j’accompagnais." Les conséquences du sevrage "Il y a des cauchemars assez intenses où il y a de la cocaïne tout le temps." Après la cure, Flo intègre un groupe de narcotiques anonymes et reprend son quotidien "C'était une lutte permanente contre l'envie de consommer."
Après 6 mois de rechute, Flo prend la décision de repartir à zéro "J'ai décidé de quitter mon travail, de quitter mon appartement et de changer de ville." Aujourd'hui, Flo ne consomme plus "Ça fait six mois que je suis abstinente, mais je rêve toujours très régulièrement de la cocaïne."
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