Horloge -
Moi ... ma vie ...
Et tout ce que j'aime ...
La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ...
La vie est une belle chose ...
Et le bonheur est le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
Raphaël, passionné de marche en montagne, a découvert il y a dix ans un trésor dans le massif du Mont-Blanc : des saphirs et émeraudes rescapées du crash d’un Boeing en 1966.
Raphaël "adore la Haute-Tarentaise, adore la faune, la flore." En bref, il a "l'amour de la marche dans les montagnes". C'est lors d'une de ses balades, après 1 heure 30 de marche, que son regard est attiré par un objet inhabituel en pleine nature.
Il raconte : "j'aperçois au loin un gros bout de ferraille. Ça doit venir d'un avion. Et à chaque fois que je suis monté sur le glacier, j'ai toujours vu des débris d'avions."
Raphaël poursuit sa marche pour découvrir d'autres éléments potentiellement rattachable à l'avion. C'est là qu'il tombe sur "une grosse pierre verte" il ajoute "on dirait du jade." En l'examinant de plus près, il note : "Une pierre en plus ciselée, un petit peu taillée. Je la mets dans la poche, je la garde. Et puis je fais 5, 6 mètres."
L'homme ratisse avec plus de précautions le lieu. C'est alors qu'il tombe sur une boîte en fer, "toute cabossée, rouillée, sans couvercle, mais avec comme des pansements à l'intérieur, la boîte était pleine. Je prends un paquet par terre, sur la glace. À l'intérieur,
il y a des débris de verre de couleur verte. C'est marqué, Emrald, Cara, Mendinilla."
Raphaël s'interroge immédiatement et fait appel à ses connaissances en la matière :
"Est-ce que ce sont des vraies pierres ? Ou est-ce que c'est du toc ? Je sais que les fausses pierres, en général, elles sont vertes. Les verts, à l'intérieur, il n'y a pas d'impureté. Je regarde un peu mieux, puis je ne rêve pas. Elle a un petit peu comme des impuretés. Donc, je me suis dit, que c'était bien des vraies. J'étais euphorique, c'était incroyable ! J'ai trouvé un trésor ?"
Le chanceux randonneur retourne rapidement chez lui afin de décider de l'avenir de son potentiel trésor.
Dans sa jeunesse, Marwan était un escroc. À 10 ans, il trafique les consoles de jeux, à 16 ans, il fabrique et vend de fausses places de cinéma, plus tard des places de concert. Puis un jour, il va trop loin. Il décide alors de mettre ses compétences au service de victimes d’arnaques.
Marwan a 30 ans, il a grandi dans l'Essonne. Il est élevé avec ses frères par leur mère, c'est un enfant agité : "Des trois frères, c'est moi le vilain petit canard, j'étais toujours celui qui ramenait des problèmes à la maison." Au collège, ce qui l'intéresse, c'est l'informatique pour pouvoir pirater les jeux en ligne : "Je commençais à craquer mes consoles pour obtenir le catalogue des jeux gratuitement."
À 16 ans, Marwan fait sa première arnaque, en vendant des fausses cartes de cinéma : "Je mettais des annonces un peu partout, et je proposais aux gens quatre euros à partir de dix places." S'ensuivent les escroqueries des places de concert : "Il y a moyen d'interpréter le code-barre, d'avoir tous les numéros valides de places de concert de la salle et de reproduire l'intégralité de la salle en fausses places." Marwan est interpellé par des policiers et condamné à 10 mois de prison avec sursis et à l'obligation de rembourser toutes les victimes : "J'ai fait ce qu'il fallait pour conserver ma liberté."
Sa mère tombe malade et ni lui ni ses frères n'ont de quoi subvenir à leurs besoins : "Je me suis retrouvé seul avec mes frères qui n'avaient pas de travail à l'époque, à nous demander comment on allait faire." Après une autre condamnation, Marwan est dans l'obligation de trouver un emploi, il devient responsable d'animation dans un club de vacances à Naples. Là-bas, il fait la rencontre d'une mère de famille de deux enfants qui lui demande le contact de tueurs à gages pour assassiner son ex-mari : "Je me dis que si elle me pose la question, c'est qu'elle cherche et qu'elle est prête à payer quelqu'un pour ça." Marwan l'escroque en lui demandant dix mille euros et informe le mari contre une somme d'argent. Il est placé en garde à vue pour tentative d'assassinat et condamné à huit mois de prison ferme. Cette arrestation lui fait l'effet d'un électrochoc : "J'ai décidé de changer."
"J'arrête les bêtises : tout ce qui est illégal, tout ce qui est de l'argent sale."
Marwan fréquente des groupes en ligne de vente de montres de luxe sur lesquels des gens se plaignent de s'être fait arnaquer. Il découvre la pratique de l'OSINT (Open Source Intelligence), c'est l'art de se renseigner sur des individus à partir de leur empreinte numérique. Il commence à aider les gens qui se font escroquer : "Quand j'ai vu qu'il y avait des vrais gens qui se plaignaient de s'être fait arnaquer, je me suis dit que je pouvais les aider."
Un jour, une femme poste une annonce après le vol de 80 000 euros de bijoux : "Je réussis à trouver l'identité du mec, je vois où est-ce qu'il travaille, où est-ce qu'il entraine des enfants au foot." Marwan réussit à piéger le voleur grâce à ce qu'il appelle l'ingénierie sociale : "L'art de faire croire n'importe quoi à son interlocuteur au téléphone alors que c'est faux."
Après avoir réalisé qu'il pouvait gagner de l'argent en traquant les escrocs, Marwan crée une entreprise : "Notre métier consiste à enquêter et à faire la lumière sur ce qui se cache derrière une arnaque ou un cyberdélit ".
Il tombe sur l'affaire du faux Brad Pitt. C'est l'histoire d'Anne, une femme de 53 ans qui s'est fait arnaquer de 830 000 euros . "La fausse maman de Brad Pitt a commencé à vouloir présenter Anne à son fils, qui est Brad Pitt." Anne découvre la supercherie et envoie toutes les informations qu'elle détient à Marwan qui enquête : "Il s'agissait de trois individus d'une vingtaine d'années qui se faisaient passer à longueur de journée pour des célébrités". Aujourd'hui, Marwan est un escroc repenti, désormais au service des personnes victimes d'arnaques en ligne : "Tous les jours, je traque mon ancien moi."
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