BETTY BOO - Horloge -

Moi ... ma vie ... Et tout ce que j'aime ...

La vie est une opportunité, profitez-en ...
La vie est belle, admirez la ...
La vie est un devoir, complètez-la ...
La vie est un rêve, réalisez-la ... La vie est une belle chose ...
Et le bonheur ... Le but de l'existence ...
La vie est un jeu, jouez-la ...
Chaque 15 aoĂ»t est cĂ©lĂ©brĂ©e l’Assomption de la Vierge Marie, c'est-Ă -dire la montĂ©e au ciel de la mère de JĂ©sus. Pour nous chrĂ©tiens, Marie reprĂ©sente la première personne humaine Ă  entrer directement dans la gloire de Dieu, sans passer par la mort.
Cette tradition, bien que peu prĂ©sente dans les Évangiles, est pourtant très ancienne et a Ă©tĂ© cĂ©lĂ©brĂ©e par les premiers chrĂ©tiens d’Orient. Jour fĂ©riĂ© en France depuis le règne de Louis XIII, ce n’est qu’au XXe siècle, en 1950, qu’elle est Ă©difiĂ©e comme dogme religieux par le pape Pie XII. Cette fĂŞte s’accompagne frĂ©quemment de processions religieuses dĂ©diĂ©es Ă  la Vierge Marie. Quelle est la diffĂ©rence entre l’Assomption et l’Ascension ? Les deux termes sont, en effet, très proches phonĂ©tiquement et tendent Ă  ĂŞtre confondus car ils renvoient respectivement Ă  la montĂ©e au ciel de Marie et de JĂ©sus.
L’Assomption concerne la montĂ©e au ciel de Marie. Le terme « assomption » provient du latin assumere (« assumer », « enlever ») qui signifie « prendre avec soi ». C'est donc Ă  l’initiative de Dieu que Marie s’Ă©lève, corps et âme, vers Lui, en guise de privilège d’avoir portĂ© et accompagnĂ© avec bontĂ© son fils JĂ©sus. L’Ascension, quant Ă  elle, dĂ©crit l’Ă©lĂ©vation de JĂ©sus vers Dieu, 40 jours après avoir ressuscitĂ© et après avoir promis Ă  ses disciples de leur envoyer la force de l’Esprit Saint. Du latin ascendere (« monter », « s’Ă©lever »), c'est bien JĂ©sus, mort et ressuscitĂ©, qui est Ă  l’initiative de son ascension pour rejoindre son Père.
Marie transfigurĂ©e reprĂ©sente, dans la tradition, l’espĂ©rance pour tous les baptisĂ©s Ă  vivre ce mĂŞme mystère. SauvĂ©e de la mort, Marie reprĂ©sente la voie Ă  suivre : celle de s’unir Ă  leur tour au Christ. Elle rĂ©alise la volontĂ© créée par Dieu pour les ĂŞtres humains. C’est une invitation pour les croyants Ă  vivre leur futur sous « le manteau » de Marie, sous sa protection. Elle les mène par le chemin de la foi Ă  la promesse d’une vie Ă©ternelle.
Quelle est la diffĂ©rence entre Assomption et Dormition ? Pour nous catholiques, Marie, privilĂ©giĂ©e, aurait Ă©chappĂ© au jugement dernier en Ă©tant « aspirĂ©e » corps et âme par Dieu Lui-mĂŞme. Alors prĂ©servĂ©e de la faute originelle par la grâce de l’ImmaculĂ©e Conception, son corps est sauvĂ© de la mort et Ă©levĂ© au ciel. Les chrĂ©tiens d’Orient prĂ©fèrent le terme de la Dormition Ă  l’Assomption. Pour les orthodoxes, Marie s’est « endormie » dans la mort. Elle partage le destin des ĂŞtres humains, mortels, et qui vivent Ă  la fin de leur vie terrestre leur passage en Dieu.
Mes chers amis d'Eklablog - Virginie et Jean-Pierre - Merci de votre visite, ça m'a fait plaisir de vous lire, je n'arrive pas à vous laisser un petit commentaire. Je vous souhaite une bonne journée et un bon week-end du 15 août. J'ai pu admirer de chez moi (sur les hauteurs de Trouville) l'éclipse, un moment magique. Gros bisous Brigitte
Photos d'Espagne prise par mon petit-fils Paul-Adrien de Burgos, une belle aventure.
Retour Ă  Toulouse (aller-retour 800km)
Arrivée à Toulouse au CNES à 2h35. Epuisé mais heureux, Thomas Pesquet a liké ses photos. Le CNES France a fait un post sur Facebook.
Après une rencontre dans un train, une nuit, Cristy et Jean-Paul se voient tous les jours pendant trois mois. Rien ne se passe : il est amoureux d’elle, elle est fiancĂ©e Ă  un autre. Quarante ans plus tard, ils se retrouvent
C'est dans un train, un soir de printemps 1973, que Cristy et Jean-Paul se sont rencontrés. "J'avais 22 ans et je revenais d'un weekend avec mon futur mari. [...] J'étais seule dans le wagon : un homme est rentré, s'est installé au fond, et on est resté que tous les deux pendant tout le voyage.", raconte Cristy. Cet homme, aux grandes lunettes et au visage juvénile, c'est Jean-Paul.
"Il se plante devant moi et me dit « Mademoiselle, est-ce que je peux m'asseoir en face de vous ? »" Après quelques minutes de discussion, Jean-Paul et Cristy rĂ©alisent non seulement que tous deux adorent la bière, les moules frites et les fanfares, mais surtout qu'ils ont Ă©tĂ© recrutĂ©s dans la mĂŞme usine chimique Ă  Calais. Pendant trois mois, avant que Jean-Paul ne parte effectuer son service militaire, ils passent soirĂ©es et week-end ensemble. Jean-Paul n'est pas le genre de Cristy, et puis de toute façon, elle est fiancĂ©e, alors cette relation, ce n'est pas du flirt.
"Je n'avais aucune idée de l'avenir que je pouvais proposer à une personne qui, au demeurant, était déjà engagée avec un fiancé." Jean-Paul nourrit pourtant une passion secrète, dont il refuse de parler à Cristy. "J'avais un espoir que dans le futur, il y aurait une ouverture. Mais cette ouverture ne s'est jamais présentée et je ne l'ai jamais provoqué." Le jour de son départ pour l'armée, Jean-Paul ne tient plus et avoue ses sentiments à Cristy. "Je suis tombée des nues quand il m'a dit ça. [...] Je lui ai dit "est-ce que tu reviendras ?" et il m'a dit oui.". Pendant 40 ans, Jean-Paul et Cristy ne se reverront plus.
Cristy épouse Dominique, tandis que Jean-Paul part à Martigues pour y travailler dans une entreprise de sidérurgie. Lui aussi se marie, mais ne peut oublier Cristy. "J'ouvre Skype et je vois un message de quelqu'un qui s'appelle Jean-Paul : j'ai tout de suite su qui c'était et ça m'a bouleversé."
Un jour, Cristy a une intuition : elle installe l'application Skype sans raison apparente et dĂ©couvre un message d'un certain Jean-Paul. Ils s'appellent. "Il me dit que ça fait 40 ans qu'il me cherche, et spontanĂ©ment, sans rĂ©flĂ©chir, je lui ai dit « ne m'abandonne plus jamais.» " Très vite, Jean-Paul dĂ©cide de partir Ă  Maubeuge oĂą Cristy passe quelques jours chez sa mère. Il s'apprĂŞte, quatre dĂ©cennies plus tard, Ă  retrouver la fille du train...
RĂ©cit en mode reportage d’une randonnĂ©e organisĂ©e au pays basque pour une petite dizaine de cĂ©libataires. Y trouveront-ils leur âme sĹ“ur ?
Markotx est amateur de randonnée. Un jour, Dorothée le contacte dans le cadre des parcours en montagne qu'il organise. Il lui propose alors une promenade sur le mont Ursuia. Dorothée : "Ça a été magique. Dès que nos regards se sont croisés, ça a été évident. J'ai lu en lui que c'était l'homme de ma vie et je pense que c'était réciproque." Lors de cette randonnée, Dorothée et Markotx tombent amoureux. Markotx : "Je l'admire cette femme, elle est courageuse, elle est aventurière. C'est au travers de la randonnée surtout que je m'en suis rendu compte. Moi, je suis immensément fière d'elle." C'est comme ça que Dorothée et Markotx réunissent régulièrement des personnes célibataires, pour une randonnée. Dorothée : "Il n'y a pas de tranche d'âge. Ce sont les premiers qui vont s'inscrire qui vont créer le groupe. Le lieu reste secret jusqu'à la veille du départ."
Leur amour réciproque, et pour la randonnée, les pousse à imaginer des moyens de se faire rencontrer des célibataires en montagne. Markotx : "En se basant sur notre histoire, parce que tous les deux, on aimait la rando, on était célibataires, on s'est rencontrés, on s'est dit pourquoi pas proposer à nos amis célibataires de se retrouver sur un parcours de rando, à l'image de notre rencontre." Markotx: "Les participants se rencontrent pour la première fois le matin même de la rando, ils ne connaissent pas le parcours, c'est nous qui les guidons. Sur ce parcours, on ponctue de jeux et d'animations. En espérant que le coup de cœur se fasse aussi." Erwan participe à une des randonnées organisées par Dorothée et Markotx. Objectif du jour : un sommet à 705 mètres d'altitude. Il a eu vent de l'évènement sur les réseaux sociauxOuverture dans un nouvel onglet. "Plutôt que de marcher tout seul, c'est plus sympa de marcher en groupe puis de connaître d'autres personnes, faire des rencontres."
Erwan est célibataire depuis cinq ans. "C'est quelque chose que je vis assez bien. Mais bon, c'est plus sympa de partager la vie à deux, mais il faut trouver la bonne personne. C'est difficile, quand on n'est pas adepte des réseaux de rencontres, qu'on travaille beaucoup. Je ne suis pas très boîte de nuit, bar, donc c'est pas simple." Laurent, présent également, est un voisin des organisateurs. Il était célibataire depuis quelques années, avant de rencontrer quelqu'un lors d'une randonnée. "La randonnée s'est passée dans le Médoc. À la fin de la journée, il y a toujours un moment un petit peu plus festif. En l'occurrence, c'était une dégustation de vin. On s'est retrouvés côte à côte. Quelques échanges, simplement de regards, on a discuté un tout petit peu, c'est tout. Mais je me suis permis, grâce aux réseaux sociaux, le lendemain, de demander si mademoiselle était bien arrivée chez elle. Ça m'a permis d'établir un contact avec Véronique, qui est ici présente."
Véronique et Laurent se sont revus. La suite, c'est Véronique qui la raconte : "Finalement, ça s'est fait naturellement, on s'est pris dans les bras, il n'y a pas d'explication. Depuis, on vit une très belle aventure. Ça me touche énormément et je souhaite ce qu'on vit à tous les randonneurs qui sont là." Lors de la randonnée, Markotx et Dorothée organisent notamment un temps de présentation pour les randonneurs. Nathalie se lance. "J'ai 39 ans, ressenti 23 ans. Je suis comptable, actuellement au chômage. À partir de vendredi, je commence un bilan de compétences pour changer. J'ai commencé à faire les randonnées, je me suis inscrite sur le site depuis un an et j'ai osé écrire en septembre." Certains participants sont de la région. D'autres, comme Valérie, ont traversé la France. "950 kilomètres. J'ai eu une situation médicale compliquée en 2024, un contexte de violence conjugale également depuis plusieurs années. J'ai quitté une première fois le domicile, je suis allée vivre chez ma fille aînée. Je suis revenue. J'ai laissé une nouvelle chance. Un jour, je me suis dit 'il faut que je parte'. J'ai pris la carte de France, j'ai fermé les yeux, j'ai pointé mon doigt sur la ville de Dax. J'ai vendu ma maison. J'ai divorcé là, le 19 décembre."
Pour elle, la randonnĂ©e n'est pas qu'une manière de rencontrer de nouvelles personnes. "J'ai un problème de santĂ© important, une rĂ©cidive de cancer du sein. Je me suis dit 'tu l'as eu une première fois en 2009, tu n'as pas compris, tu es restĂ©e avec lui. LĂ , 2023, ça revient. Il faut que tu penses Ă  toi'. Je ne regrette pas ce que j'ai fait, j'apprends Ă  me reconstruire, Ă  faire plein de choses. Je fais Ă©normĂ©ment de sport, de la course Ă  pied, de la natation. VoilĂ , la vie est belle. DorothĂ©e et Markotx, les fondateurs des randonnĂ©es pour cĂ©libataires, vont bien. Markotx, pompier, lutte contre les incendies de l’Ă©tĂ© et DorothĂ©e poursuit randonnĂ©es et trials de haut niveau.
Estelle, Alexandre et leur petite fille de quinze mois vont de squats en hĂ´tels, de nuits sous un pont en hĂ©bergements solidaires en attendant l’arrivĂ©e d’un logement stable qui ne vient pas. Pendant ce temps lĂ , expulsions de squats et expulsions locatives se multiplient.
Au PrĂ©-Saint-Gervais, une petite ville de Seine-Saint-Denis, les forces de l’ordre organisent l’expulsion d’un squat. AlertĂ©e par des riverains, une avocate proteste contre la procĂ©dure, "je peux savoir pourquoi vous expulsez illĂ©galement ces gens ?", "pour quel motif juridique, vous procĂ©dez Ă  cette expulsion ?". Des squats comme celui-ci, il y en a plusieurs centaines en France. Le logement, "ce refuge indispensable Ă  tous est presque devenu un luxe", et RĂ©mi Dybowski-Douat "veut savoir comment on en est arrivĂ©s lĂ ".
"Ce matin, c'est 450 personnes qui perdent leur maison" Ă€ Vitry-sur-Seine, RĂ©mi Dybowski-Douat assiste Ă  l’expulsion du plus grand squat de France. Un bĂ©nĂ©vole du collectif "Le revers de la mĂ©daille", qui dĂ©nonce l’exclusion des plus prĂ©caires dans le cadre de l’organisation des Jeux olympiques, explique le dĂ©roulĂ© des Ă©vĂ©nements, "ce matin, on est arrivĂ©s Ă  5 h 30, parce que les forces de l’ordre peuvent intervenir Ă  partir de 6 h, les gens se rĂ©veillaient Ă  peine", "des centaines de policiers et de gendarmes sont arrivĂ©s", "c’Ă©tait un peu impressionnant, ils rentrent avec leurs boucliers, avec des cordistes, des Ă©chelles, ils cassent les entrĂ©es fermĂ©es", "ils font sortir tout le monde dans la cour et les Ă©valuent".
Ce lieu hĂ©bergeait près de 450 personnes, "ce sont des gens majoritairement du Tchad ou du Soudan", "quand ils arrivent en France, le squat, c'est la dernière alternative qu'ils trouvent", "ils n’ont pas envie de rester dans un squat, mais Ă©videmment, c'est mieux que la rue".
"C'est un temps de transition avant d'ĂŞtre rĂ©gularisĂ©s et d'avoir un titre de sĂ©jour, de pouvoir payer un loyer" Ă€ Paris, dans un centre d’accueil de jour, RĂ©mi rencontre Estelle, son mari Alexandre, et leur fille de quinze mois Ă  peine. Entre juin 2023 et janvier 2024, ils sont hĂ©bergĂ©s en urgence dans près d’une quarantaine d’hĂ´tels, au grĂ© des disponibilitĂ©s du 115. Estelle raconte l'incertitude et l'instabilitĂ©, "parfois, on vous dit que l'on vous cherche logement, et 18 h - 19 h arrive, on vous dit non, on ne vous logera pas, par message".
Lorsque le 115 n’est pas en mesure de leur garantir un toit, Estelle et Alexandre font aussi appel Ă  l’association Utopia 56, "Utopia essaie tant bien que mal de nous dĂ©panner", "leur but, c'est de nous attribuer soit une nuit dans un hĂ´tel, soit une famille qui vous hĂ©berge, soit une tente", "il y a un monsieur très gentil qui avait acceptĂ© de nous hĂ©berger du jeudi jusqu’au dimanche, il nous a bien accueillis, il a mĂŞme fait Ă  manger le premier jour et nous a donnĂ© les clĂ©s de sa maison".
Le nombre de logements disponibles à la location a fondu de moitié cette année. Lara et Delphine racontent les faux dossiers, les logements trop petits et les marchands de sommeil.
Lara est trentenaire et intermittente du spectacle. Pendant six ans, elle vivait dans un petit appartement, juste Ă  cĂ´tĂ© des Buttes-Chaumont, "c’est une manière d'habiter oĂą l'espace Ă  soi est extrĂŞmement rĂ©duit Ă  son minimum vital", "on plie, on dĂ©plie tout". L’espace Ă©tait limitĂ©, mais Lara s’y plaisait. "Paris, c'est plus pour moi" La situation bascule lorsqu’elle apprend par courrier que son propriĂ©taire met en vente le studio, "je me suis dit bon, c'est dans six mois, il faut que je dĂ©mĂ©nage", "je ne m'attendais pas du tout Ă  ce que ce soit facile, mais alors Ă  ce point-lĂ  ?", "Ă  ce moment-lĂ , je ne gagne mĂŞme pas un SMIC, je gagne 1 100 € par mois, donc je sais très bien que mon dossier ne va absolument pas passer".
Pour mettre toutes les chances de son cĂ´tĂ©, Lara trafique son dossier, et se fait passer pour une Ă©tudiante. Très vite, la jeune femme rĂ©alise que ses critères ne pourront pas ĂŞtre satisfaits, "je n’ai plus envie de vivre dans 19 mètres carrĂ©s", "mais je sais qu'aujourd'hui, ce n'est mĂŞme pas 19 mètres carrĂ©s auxquels je peux prĂ©tendre dans Paris, c'est 14 mètres carrĂ©s, et encore un peu plus loin, un peu plus en pĂ©riphĂ©rie que ce que j'avais", "Paris c’est plus pour moi". Lara retourne habiter chez ses parents, au PrĂ©-Saint-Gervais, et finit par y trouver un appartement en location. "Je suis dĂ©jĂ  tombĂ©e sur des marchands du sommeil, mais lui, c'est le pire" Ă€ Paris, le nombre d’annonces Ă  la location s’est effondrĂ© de 50 % en 2024. Pour un appartement Ă  Paris ou en petite couronne, c’est sept candidats en moyenne qui se font concurrence.
Delphine, elle, a rĂ©ussi Ă  se loger Ă  la capitale. Mais, le prix Ă  payer est considĂ©rable. C’est un petit local de neuf mètres carrĂ©s qu’elle prĂ©sente Ă  RĂ©mi Dybowski-Douat. Lorsqu’elle visite l’appartement, Delphine doit commencer Ă  travailler Ă  Paris immĂ©diatement : dans l’urgence, elle n’inspecte rien. Après l’installation, elle rĂ©alise que ce logement, qu’elle loue 450 € par mois, frise l’insalubritĂ© : fenĂŞtre cassĂ©e, humiditĂ©, chauffage qui fuit et sanitaires encrassĂ©s. ConfrontĂ©, le propriĂ©taire refuse de lui rembourser les deux mois de loyers avancĂ©s. En fait, en louant son bien comme un bureau et non une habitation, il rĂ©ussit, comme beaucoup d'autres bailleurs, Ă  contourner la loi de juillet 1989 et son obligation de dĂ©cence.
"Depuis qu'Emmanuel Macron a promis qu'il n'y aurait plus personne dans la rue avant fin 2017, le nombre de SDF a quasiment doublĂ©" Si l’offre locative s’effondre, le nombre de sans-abris, lui, explose. Aujourd’hui, la France en compterait 330 000, selon la Fondation pour le Logement des DĂ©favorisĂ©s. RĂ©mi retrouve Estelle, son mari Alexandre et leur fille, âgĂ©e d’Ă  peine un an. Estelle essaye de se former Ă  l’anglais, tant bien que mal, dans l’espoir de trouver un emploi pendant la pĂ©riode des Jeux olympiques, et peut-ĂŞtre Ă  la clĂ©, un logement fixe.
Delphine, qui vivait dans un local professionnel de 9 m² catĂ©gorisĂ© "habitat indigne", s'est installĂ©e en colocation Ă  Gagny puis dans une chambre de bonne dans le 16ᵉ arrondissement de Paris.